Études en France : hausse des candidatures d’Afrique de l’Ouest

Alors que le prix des études en France va augmenter drastiquement à la rentrée 2019, trois pays d’Afrique de l’Ouest enregistrent quand même une hausse du nombre de candidats par rapport à 2018, affirme Campus France.

Le nombre de candidats préinscrits à la première année de licence en France a augmenté de 11 % au Sénégal, de 8 % au Bénin et de 5,5 % au Mali par rapport à la même période en 2018. C’est ce qu’a révélé mardi, Campus France, l’organe dépendant du ministère des Affaires étrangères chargé de promouvoir le système d’enseignement supérieur français à l’international.

Perte d’influence

Alors que ces trois pays africains expriment leur intérêt pour le système français, d’autre ont largement boycotté l’Hexagone cette année. C’est le cas de l’Algérie, qui enregistre une baisse des inscriptions de près de 23 %, de la Tunisie (-16 %), du Maroc (-15,5 %) et de la Côte d’Ivoire (-10 %). Au total Campus France annonce une baisse des inscriptions de 10 % comparé à 2018.

Il faut arrêter de faire croire à tout le monde que l’enseignement supérieur n’a pas de coûts ».

Ce premier point d’étape confirme que la France a perdu un peu de sa superbe auprès des étudiants africains depuis l’annonce de sa nouvelle stratégie d’attractivité dans l’enseignement supérieur. Pour rappel, celle-ci prévoie une hausse des frais universitaires pour les étudiants extra-européens dès la rentrée 2019. Ces derniers devraient passer à 2 770 euros pour une licence, contre 170 euros actuellement et 3 770 euros contre 330 euros actuellement pour un master.

Contours flous

En réaction à cette décision prise sans concertation, une dizaine d’universités françaises ont d’ores et déjà décidé de ne pas appliquer la hausse. De son côté, le président de la République, Emmanuel Macron a rappelé lundi 04 février que la nouvelle stratégie consiste à « donner la possibilité aux universités qui le veulent de faire payer des droits aux étudiants extra-communautaire. Il faut arrêter de faire croire à tout le monde que l’enseignement supérieur n’a pas de coûts », a-t-il rappelé lors d’une séance de questions réponses qui s’est tenue à Évry.

Le cadre légal, les contours et les modalités de mises en œuvre de cette nouvelle stratégie ne semblent donc pas définitivement tracé. Mais une chose est sûre, c’est qu’elle a déjà commencé à entamer le rayonnement de l’Hexagone à l’international.

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