Education : Le projet ‘Sira’ forme des facilitateurs communautaires

Ségou, 14 octobre (AMAP) La formation 120 personnes de la cohorte 4 des facilitateurs communautaires sur les stratégies de mise en œuvre du volet participation communautaire du projet « Sira », s’est tenue, la semaine dernière, dans la salle de conférence Gabriel Cissé de Ségou, a constaté l’AMAP.

C’est pour préparer la mise en route de cette 4è et dernière cohorte de 304 volontaires, à travers les zones d’interventions des partenaires d’exécution du projet que s’est tenue la phase de Ségou

Le projet ‘Sira’, de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) au Mali, lancé en 2016 pour 5 ans, ambitionne d’appuyer l’amélioration de l’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture des élèves de 1eret 2eannées dans les écoles publiques et communautaires de 10 académies d’enseignement des Régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou et du district de Bamako, soit plus de 300.000 élèves.

Le projet ‘Sira’, à travers son volet participation communautaire vise, entre autres, à renforcer l’implication des parents, des communautés et des partenaires privés dans l’amélioration de l’apprentissage de la lecture-écriture. Cela à travers des campagnes de sensibilisation, de formation des parents, de renforcement des capacités des organisations communautaires et d’établissement des partenariats public-privé en faveur de l’éducation.

Le projet est à sa 4è et dernière cohorte de participation communautaire. Ce processus, qui vient d’être lancé, interviendra auprès des communautés autour de 1.200 écoles avec des activités animées par 268 volontaires ‘Sira’ appelés facilitateurs communautaires. Ceux-ci ont été recrutés et formés en étroite collaboration avec le Centre national pour la promotion du volontariat (CNPV).

Dans leurs activités, ils seront appuyés par 2.400 volontaires communautaires. Ces derniers, désignés par les communautés, sont formés par le projet afin de pérenniser les acquis d’un meilleur apprentissage de la lecture par les élèves.

Le directeur adjoint USAID-Mali ‘Sira’, Andry Ranohavimboahangy,  a indiqué que le projet repose sur l’efficacité de ces facilitateurs sur le terrain. Pour lui, la pérennité de tous leurs acquis dépend de cette dernière cohorte. « C’est pourquoi, dit-il, cette cohorte a le plus grand nombre de volontaires et elle a eu le privilège de réunir toutes les expériences des autres ».

Comme pour faire le point sur le projet, M. Ranohavimboahangy a dit qu’après 3 ans d’exécution, les résultats à mi-parcours et du rapport « Bee kunko » ont prouvé à suffisance que ‘Sira’ a réussi sa mission d’amélioration de la lecture-écriture chez les enfants cibles. « Cela est dû, en grande partie, à la synergie d’actions sur le terrain entre ses deux volets (pédagogie et participation communautaire) », a-t-il expliqué. « Aussi, des changements positifs de comportement et un engagement accru des parents et des communautés en faveur de l’amélioration de la lecture-écriture de tous les enfants ont été constatés. D’où l’importance de la participation communautaire qui vise à créer, chez les parents et les communautés, une prise de conscience individuelle et collective et l’adoption de comportements et pratiques favorables à l’apprentissage de la lecture chez les enfants des 1ere et 2eannées fondamentales’, a-t-il soutenu.

Après cette formation, les facilitateurs communautaires ont la lourde tâche de former les parents des élèves cibles sur l’utilisation à domicile d’un livret famille-école « Mansa Cesirijala » pour renforcer l’apprentissage de la lecture, l’organisation de clubs de lecture où les enfants apprennent en jouant.

Avec les volontaires, ils vont aussi appuyer les Comités de gestion scolaire (CGS) dans le développement et la mise en œuvre d’un plan d’amélioration de l’école et dans la production d’un bulletin de performance de l’école, focalisé sur la qualité.

MAT/MD (AMAP)

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