Ecole : une nouvelle menace à l’horizon

La synergie des syndicats de l’éducation signataire du 15 octobre 2016 a tenu sa rentrée syndicale, le mardi  3 septembre 2019. Les syndicalistes planent une nouvelle menace sur l’école malienne suite à la non-application par le gouvernement de l’article 39 du statut particulier des enseignants signé en mai dernier relatif à l’application aux enseignants de tout avantage des travailleurs affiliés à l’UNTM.

 

A quelques encablures de l’ouverture des classes, les enseignants brandis une nouvelle menace sur le bon déroulement de l’année scolaire. Réunis le mardi dernier à la Maison des enseignants au Lycée technique à la faveur de la rentrée syndicale, les leaders syndicaux de la synergie des syndicats de l’éducation avaient plusieurs points sur la table. Parmi les points inscrits à l’ordre  du jour, l’application des avantages accordés à l’UNTM récemment par le gouvernement chez les enseignants en conformément à l’article 39 de leur statut autonome.

A l’unanimité les différents secrétaires généraux présents à cette rentrée inaugurale  ont réclamé l’application sans délai des textes par le gouvernement. Pour ce faire,  la synergie des syndicats de l’éducation signataire  du 15 octobre 2016 a décidé lors de cette rencontre du mardi dernier d’écrire de nouveau le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, au plus tard ce vendredi afin de l’informer de la situation. En plus, les leaders syndicaux prévoient de rencontrer les partenaires de l’école malienne, notamment la société civile, l’Association des parents d’élèves ainsi que les autres partenaires de l’école dans le but de les prévenir de la situation actuelle. Il s’agit, selon la synergie, à travers cette démarche d’éviter les turbulences lors de la rentrée scolaire prochaine mais aussi de les mettre en garde contre toute immixtion au cas où la situation arrive à se dégrader. Ces rencontres sont programmées la semaine prochaine.

Après le plan A, écrire le chef du gouvernement, la synergie prévoit un plan B, demander auprès du Premier ministre une audience pour s’imprégner du dossier.  Si toutes ces voies de recours s’épuisent, les leaders syndicaux prévoient d’organiser une conférence de presse afin d’informer l’opinion nationale et internationale d’ici la rentrée scolaire.

N’eut été cet article 39 qui transcende les deux parties, l’Etat malien à appliquer plusieurs points de l’accord signé le mois de mai dernier, notamment le point sur les indemnités d’équipements déjà versées, l’adoption d’un plan de carrière des enseignants, etc.

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