École publique de Ouenzzindougou : Où sont passés les ordinateurs offerts par l’ONG ‘’Agir’’ ?

Les ordinateurs donnés par l’ONG ‘’Agir’’ dirigée par la première dame, Kéita Aminata Maïga, auraient disparu miraculeusement!

La tente érigée en salle informatique, à l’Ecole publique de Ouenzzindougou, semblerait désert d’ordinateurs. Où sont passées les machines ? C’est là le sexe des diables. Joint par nos soins, le formateur des élèves en outil informatique a précisé qu’on lui a demandé d’arrêter la formation après deux années de travail. L’informaticien, qui a requis l’anonymat, dit avoir arrêté la formation il y a trois mois de cela.

Il y a deux semaines de cela, les responsables du Comité de gestion scolaire se sont rendus compte de l’enlèvement des ordinateurs. Un fait assimilable au vol considéré comme un péché capital qui peut conduire une personne à l’enfer.

Voici ce qu’est le Malien. Les défauts des autres sur les lèvres, mais personne ne parle des siens. Même si c’est la femme du président qui a offert ces ordinateurs, cela ne donne le droit à personne de les voler. Ces machines ont été données pour permettre aux enfants d’être au rythme du monde moderne. Mais, on se permet de les faire disparaître.

Toutes choses qui soutiennent que les valeurs de dignité et d’honnêteté se sont effacées du comportement de beaucoup de Maliens. Voler les ordinateurs d’une école, c’est tout simplement faire reculer l’éducation des enfants à l’heure de l’informatisation des données. Ces larrons d’ordinateurs à Ouenzzindougou sont comparables aux criminels patentés. L’âge d’or pour le Mali n’est donc pas pour demain !

Pour rappel, lorsqu’on a voulu recouper l’information auprès du président  du Comité de gestion scolaire (CGS), notre tentative est restée vaine. Il a raccroché le téléphone aussi vite qu’il l’avait décroché, la bile apparemment échauffée. Qui sont donc les larrons des ordinateurs ? Bien malin celui qui peut le dire. Dieu veille !

Nous y reviendrons avec plus de détails dans les prochaines parutions.

Bazoumana KANE

Source: Le Prétoire
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