Dialogue national inclusif: l’association malienne de ‘’Sinankou-ya’’ joue sa partition!

En prélude du dialogue national inclusif, phase nationale, l’Association malienne pour la promotion du ‘’Sinankou-ya’’ (AMPS) a organisé une conférence-débat, ce samedi 02 novembre 2019, au café de la presse de la radio Liberté, sur la Colline du savoir, pour apporter sa caution pour la réussi du rendez-vous. Le conférencier principal était le Dr Aliou Badra Coulibaly, sociologue, qui avait à ses côtés, Coulibaly Salimata Diarra, marraine du Sinankou-ya ; Sékou Siraman Diarra, président de l’association malienne pour la promotion de Sinankou-ya ainsi que plusieurs autres membres de l’AMPS.

Contribuer à la réussite du dialogue national inclusif, tel était l’objectif de ce cadre d’échange selon les organisateurs.
Dans ses explications, le Dr Aliou Badra Coulibaly, sociologue et conférencier, a fait savoir qu’au Mali, le Sinankou-ya était un atout social et qui avait son utilité partout et à tout moment. Selon le conférencier, le climat social de notre pays ne pouvait pas être détérioré si le sinankou-ya jouait son rôle. Le Sociologue s’est dit convaincu que le sinankou-ya est à mesure de mettre fin à toute velléité, histoire, querelle bagarre. Dans ses propos, il a soutenu que le sinankou-ya était le fait d’avoir son alter ego. ‘’C’est-à-dire, quelqu’un qui est exactement comme toi. C’est çà, le «sinan» en Bambara. Le Sinankou-ya, c’est accepter que d’autres personnes puissent avoir les mêmes aspirations, les mêmes statuts, le comportement, les défauts et les mêmes qualités que vous’’, a détaillé Aliou Badra Coulibaly. Ensuite, il a fait savoir qu’aujourd’hui, malgré les difficultés, les Maliens ont fort besoin de Sinankou-ya pour éteindre le feu qui est en train de consumer le Mali. De l’avis de l’orateur, ce Dialogue national inclusif peut être considéré comme le dialogue intergénérationnel qui a toujours existé au Mali depuis très longtemps : « les ainés parlent aux cadets, la femme parle à sa fille, l’homme parle à son fils ». Le conférencier a déploré que ce principe fût délaissé au Mali, d’où la mésentente partout au Mali aujourd’hui. Pour terminer, Aliou Badra Coulibaly a souhaité que les Maliens reviennent sur le principe du Dialogue national inclusif pour résoudre les problèmes.
Pour sa part, Sekou Siraman Diarra, Président de l’association malienne pour la promotion de Sinankou-ya a regretté que le Mali soit secoué par une telle crise multidimensionnelle. Aussi, l’AMPS, a insisté son président, que son association ne pourrait pas rester en marge de ce dialogue national inclusif. Car le Sinankou-ya, c’est l’attente, la cohésion sociale et le bon ensemble. C’est la raison pour laquelle, l’association malienne pour la promotion de Sinankou-ya s’est sentie concernée et a appelé les associations culturelles pour qu’elles puissent avoir une séance de réflexion et d’échanges afin de trouver les voies et moyens de sortie de crise surtout pour la réussite du DNI. Pour le responsable de l’AMPS, le Sinankou-ya est le noyau de l’humanité. Car selon lui, le sinankou-ya dit de ne pas faire du mal à son prochain. Ensuite, il a ajouté que le Sinankou-ya condamne catégoriquement ce qu’on appelle l’assassinat et l’extrémisme violant.
Enfin, Sekou Siraman Diarra, président de l’Association malienne pour la promotion de Sinankou-ya est convaincu que le seul et unique moyen de la sortie de cette crise au Mali, c’est de mettre l’accent sur le Sinankou-ya.

PAR SABA BALLO

Source: info-matin

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