Festival international du Sente : POUR QUE SURVIVE UN INSTRUMENT DU TERROIR

La 3è édition du Festival international du Sente (en référence à un instrument traditionnel du terroir en voie de disparition) est prévue du 19 au 21 avril prochains, à Niena sur le thème : « Rôle de la femme dans la résolution des conflits communautaires ».

L’artiste Mamou Sidibé, « étoile » du Guanadougou l’a annoncé, le week-end dernier, lors d’une conférence de presse à la Maison de la presse. Elle était entourée du président de la Commission d’organisation de l’événement, Lassina Sangaré, de l’artiste Mariam Bagayogo et de nombreux invités.

Le budget de ce rendez-vous culturel en 2019 est estimé à plus de 33 millions de Fcfa. Mais la conférencière a évoqué des difficultés à boucler ce financement mais surtout l’absence de sponsors. Selon Mamou Sidibé, le Festival international du Sente vise le développement du Guanadougou, à travers la promotion des instruments traditionnels en voie de disparition, notamment le Sente.

C’est un instrument pour les hommes braves. Il était joué lors du départ des guerriers ou leur retour après la victoire. C’est un instrument pour inciter les guerriers à donner le meilleur d’eux-mêmes pour la Patrie.

Le thème choisi pour cette troisième édition, après le succès des deux premières, colle à l’actualité et la réalité actuelle de notre pays. « En plus des activités festives, le Festival du Sente a eu un impact sur la vie des femmes dans le Guanadougou. Il a apporté un projet de fabrication de savon pour les femmes et renforcé la cohésion, l’entente, la solidarité dans la zone», a expliqué la conférencière.

Mme Traoré Fatoumata Coulibaly dite FC, deuxième conférencière, a invité les uns et les autres à s’investir aux côtés de Mamou Sidibé pour que le Sente ne disparaisse pas.
Cette année, plus de 400 festivaliers sont attendus et le pays invité est la Guinée qui sera à l’honneur aux côtés des artistes locaux et nationaux. Le programme prévoit des concerts, conférences, ateliers et contes qui sont des innovations majeures apportées à cette édition, parrainée par le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola. La marraine est la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aissata Traoré.

Par ailleurs, la conférencière a salué l’engagement du ministère de la Culture pour la réussite des précédentes éditions et évoqué la sécurité. La Commission d’organisation incite les autorités à assurer la sécurité des festivaliers.

Amadou SOW

L’Essor

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