COLLECTIVITES TERRITORIALES : Péril sur les salaires des enseignants et agents de santé

Face à l’inégalité de traitement dont ils sont victimes, les fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale, à travers le Syndicat des administrateurs des collectivités territoriales (Syntract) envisagent une cessation de travail de cinq jours sur toute l’étendue du territoire national à partir de ce lundi. Pour la satisfaction de leurs doléances, ils prévoient de prendre en otage les salaires des agents de l’éducation et de la santé.

Le Syntract, lors d’un point de presse, animé par des membres de bureau de la coordination nationale, a annoncé sa grève de cinq jours à partir de ce lundi 4 mars. Et de dévoiler une autre stratégie qu’il compte mettre en œuvre pour être mis dans ses droits. Il s’agit de prendre en otage les salaires des fonctionnaires des collectivités, ceux de l’éducation et de la santé, en refusant le traitement de leurs mandats.

“Il y a une mesure aussi qui est très importante, c’est l’arrêt de mandatement du salaire des fonctionnaires du cadre de l’éducation et de la Santé. On va geler ça jusqu’à ce que nos revendications aboutissent”, révèle le secrétaire à l’information du Syntract, Abidina Karambé.

Cette fois-ci, les doléances du Syntract tournent au tour de six points. Il s’agit du paiement immédiat des salaires du 2e semestre 2017 et ceux de l’année 2018 en application de l’arrêté interministériel n°01482/MCT/MEF-G du 8 mai 2018 portant prise en charge des salaires des fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale sur le Fonds national d’appui aux collectivités territoriales (Fnact) ; de l’inscription de crédit dans la Loi des finances représentant le montant des salaires et accessoires des salaires des fonctionnaires du cadre de l’administration générale comme c’est le cas des fonctionnaires des cadres transférés (santé, éducation) ; de la relecture des cadres organiques des services publics afin de prendre en compte les corps des fonctions publiques des collectivités territoriales ; de la diligence des dossiers d’avancement, de mutation et de formation dans le circuit signature ; de l’application des points d’accords contenus dans le procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le Syntract en date du 24 mai 2018 et de l’achèvement du processus d’intégration des contractuels omis de 2006 à 2010.

Durant les cinq jours de grève, il n’y aura pas de célébration de mariage dans les mairies, pas de légalisation d’attestations… promet le secrétaire général du Syntract, Seydou Ousmane Diallo.

Youssouf Coulibaly

 

Source: indicateur du renouveau

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