Code des pensions : Des innovations majeures

Le 5 mars, des responsables de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) ont organisé une conférence pour expliquer  les innovations en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Des mesures qui permettront aux retraités de toucher une pension plus conséquente.

 

Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau Code des pensions est en vigueur au Mali. Il fait suite à la promulgation de la loi N°2018 portant Code des pensions des fonctionnaires, militaires et parlementaires. Le nouveau texte apporte des innovations majeures, relatives entre autres à l’augmentation du taux des cotisations, à l’élargissement de la base de cotisation et à l’introduction d’un régime de retraite complémentaire par capitalisation.

Parmi les nouveaux points accordés aux retraités, le passage des cotisations au profit des fonctionnaires et des militaires à 13%, au lieu de 8% et pour les indemnités des parlementaires, de 12% au lieu de 8%. Le nouveau code contribuera à l’amélioration des revenus des futurs retraités, mais aussi à l’augmentation de la part patronale, par la « volonté de l’État de rendre plus substantielles les pensions des futurs retraités », concourant par cet effet à la stabilité financière de la Caisse malienne de sécurité sociale.

Pour le moment, un bon nombre des retraités n’est pas imprégné du contenu de la loi. « En réalité, moi-même je l’ai appris à travers la presse. Je ne connais pas le contenu du document. J’ai appris qu’ils vont tenir compte des avantages qu’on a accordé aux travailleurs, alors qu’avant c’était le salaire proprement dit seulement », dit Ibrahima Sow, retraité depuis le 31 décembre 2018.  Selon lui, la situation d’avant était défavorable aux retraités. Il se réjouit de ces nouvelles mesures. « Si on élargit la base de calcul, forcement la pension va être améliorée. En principe, on devait travailler sur cela depuis longtemps pour améliorer les pensions. Pendant votre période active, on vous accorde des avantages et donc ce n’est pas à la retraite qu’il faut avoir des revenus qui ne vous permettent pas d’avoir une vie décente »,  fait remarquer le retraité.

Dans le secteur privé, le revenu des pensionnaires est encore plus dérisoire. « J’étais documentaliste dans le privé, mais quand je suis allé en retraite, en 2017, ma surprise fut grande quand j’ai reçu ma pension. En  janvier dernier, j’ai touché 24 100 francs et en février 26 000. Peut-être que  c’est ça qui a changé », révèle cet autre pensionnaire, qui se veut discret. « À 61 ans, je suis encore obligé de travailler pour subvenir aux besoins de ma famille », confie un chef de famille désorienté.

Journal du mali

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