Circulation routière: hommage aux 801 tués de 2017

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré, hier 18 novembre (3è dimanche du mois), la 7è édition de la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route, dont le thème est : « Les routes ont des histoires », couplée à la Journée africaine de la sécurité routière.

Organisée par le ministère des Transports, à travers l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), en partenariat avec le Comité national de la sécurité routière, la marche silencieuse en hommage aux victimes de la route, sous une impressionnante escorte policière, est partie du Monument Éléphant pour prendre fin dans la cour du ministère des Transports (ex ANAC).

Là, les marcheurs habillés en rouge (symbole du sang des victimes) ont été accueillis par le ministre Soumana Mory COULIBALY, à qui un message a été remis par Bintou TOURE, leur porte-parole. C’était en présence des membres de son cabinet ; du directeur général de l’ANASER, Mamadou Sidiki KONATE ; des représentants de certains ministères impliqués dans la circulation routière ; de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), etc.

Dans le message lu par Mlle TOURE, il ressort que la moitié des décès liés aux accidents de la circulation routière touche les usagers vulnérables, à savoir : les enfants, les personnes âgées ou en situation de handicap, les piétons, les conducteurs de motos.

« 60 % des accidents concernent les jeunes et 80 % de ces accidents impliquent les engins à 2 roues », a-t-elle souligné. Par conséquent, les marcheurs demandent le renforcement de la législation en matière de sécurité routière par la mise en application du nouveau Code de la route ; la mise en œuvre de la stratégie nationale de la sécurité routière ; la prise en compte du volet sécurité routière dans tous les projets routiers ».

En réaction, le ministre des Transports a fait savoir que c’est face à cette même émotion que l’on ressent après chaque accident de la route que l’Assemblée générale de l’ONU a décidé en 2005 que le 3è dimanche de novembre soit célébrée la Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route.

Et depuis, cette Journée est commémorée dans plusieurs pays, sur tous les continents. Elle est devenue un outil important dans le cadre des immenses efforts mondiaux pour améliorer la sécurité routière. C’est l’occasion d’attirer l’attention du grand public sur l’ampleur des dégâts émotionnels et économiques causés par les accidents de la route, et de rendre hommage aux victimes de la route et aux services de secours et de soutien.

Cette commémoration, a-t-il témoigné, s’inscrit parfaitement dans la vision du Président IBK qui est de protéger l’ensemble des citoyens sur les routes du Mali.

Aussi, a-t-il soutenu, la plupart des victimes sont des piétons et des cyclistes, majoritairement des jeunes. Pis, les accidents de la route sont la 2è cause de décès de la tranche d’âge de 5 à 44 ans.

Pour le ministre COULIBALY, cette journée répond à un grand besoin des victimes de voir leur perte et leur douleur entendues, reconnues et partagées. Elle se veut également une occasion de penser aux usagers vulnérables à savoir : les piétons, les cyclistes, motocycles et tricyclistes, les personnes en situation de handicap ou âgées et les enfants.

« Les statistiques nous indiquent que 46 % des personnes qui meurent sur les routes dans le monde sont des usagers dits vulnérables », rapporte le ministre Soumana Mory COULIBALY.

Avant de préciser : « en 2017, le Mali a enregistré 10 631 accidents de la circulation routière, dont 801 usagers tués, 9 979 blessés avec une forte implication des jeunes conducteurs de motos ».

Pour lui, aujourd’hui plus qu’hier l’insécurité routière demeure une préoccupation majeure et ensemble, nous devons, tous dans un élan de solidarité nationale et internationale, mettre en synergie nos actions pour trouver des solutions idoines à ce fléau, devenu de nos jours un véritable problème de santé publique.

À propos du thème « Les routes ont des histoires », le ministre dira qu’il interpelle à plus d’un titre. La preuve : la route doit être un facteur de développement, un espace de convivialité, et non une source de tragédie.

Il a rassuré aux marcheurs qu’il a bien compris leur message. Quant aux conducteurs des véhicules, il leur demande plus de prudence et de courtoisie sur la route et particulièrement aux conducteurs de moto, de porter le casque de protection.

Enfin, il a invité tous les usagers de la route à assumer leur responsabilité face à l’insécurité routière et le rôle qu’ils doivent jouer pour faire de nos routes des voies sécurisées pour tous.

Par Sékou CAMARA

Info-matin

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