Branchements d’Edm et de Somagep pour les logements sociaux : L’enfer des bénéficiaires de Kati et N’Tabacoro

Les maliens en ont marre de l’incompétence et de l’indifférence de certaines structures chargées de concrétiser les besoins fondamentaux des citoyens. L’eau et l’électricité sont des droits fondamentaux auxquels tout Etat doit s’atteler. Dans les nombreux quartiers du district de Bamako, l’EDM et la SOMAGEP sont l’incarnation de la déception. Leur échec est patent et les plaintes quotidiennes des populations sont illustratives.

 

Le projet de logements sociaux, dont l’attribution a été faite depuis le 30 Mai 2019, les bénéficiaires ne savent plus à quel saint se vouer. L’OMH est englué dans des accusations et dans des confusions montrant son incapacité à pouvoir satisfaire les dernières obligations contractuelles avec les maliens (bénéficiaires) profondément en colère.

N’Tabacoro, plusieurs compatriotes ont emménagé dans ces logements sans eau et sans électricité espérant que l’EDM et la SOMAGEP accéléreront leurs pas. Mais c’est incroyable de voir la légèreté et la timidité avec lesquelles les choses sont diligentées. L’EDM tente de réponde aux nombreuses demandes, avec des équipes d’enregistrement, de constat et de branchement. Le montant n’est supportable pour tous les ménages car il faut débourser dans les quarante-cinq milles (45.000) pour espérer bénéficier de son compteur.

Pour les logements de Kati, des bénéficiaires dénoncent l’immobilisme et le silence de l’EDM qui aurait reçu beaucoup de demandes sans le moindre retour. Il n y a visiblement aucune confiance entre les structures mêmes de l’Etat. Autrement, certains arguments ne seraient pas avancés par des agents contraints d’expliquer les raisons d’un tel silence.

Un agent de la Somagep rapporte que leur structure n’a pas été saisie officiellement et qu’ils ne sont pas encore autorisés à diligenter quelque dossier que ce soit. Mais la tension monte chaque jour d’autant plus que l’horizon semble s’assombrir pour ceux qui ont bénéficié de ces logements et qui vivent toutes sortes de tracasseries.

Badiala Keita

 Figaro du Mali

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