BOUBEYE A LA RECHERCHE D’UNE GOUVERNANCE TURBO

pourra-t-il sauver un régime bien parti pour échouer ?

 

Avec cinq premiers ministres  et  sept différents gouvernements en seulement quatre ans, le locataire de Koulouba, son excellence Ibrahim Boubacar Keita, semble avoir usé toutes ses cartes durant son premier mandat. La toute dernière, celle ‘’Joker’’ certes, est indéniablement Soumeylou Boubèye Maïga ou le sauveur d’IBK ? Si tous ses prédécesseurs ont tenté en vain de faire bouger les lignes d’un régime enlisé, SBM est venu à la primature avec un agenda bien en main et un cachet très particulier. D’abord, animer l’action gouvernementale comme il se devait depuis 4 ans, ensuite, apporter un souffle nouveau pour  reconquérir la confiance de 2013,  afin que le régime IBK qui boucle ses cinq années d’incertitude et sans repère,  soit reconduit le 29 Juillet 2018.

C’est une mission de titan que le président de la république a confiée à son premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga. Car, le régime IBK a passé quatre ans et six mois d’absence totale et de manque criard de vision, jamais égalées dans l’histoire de notre pays. La gouvernance a été la plus contestée, la moins rentable et la plus scandaleuse. Notamment en termes de corruption, en 2014, année baptisée de lutte contre la corruption, a été celle la plus ravageuse des deniers publics. Dans son rapport 2013-2014, le vérificateur général avait étalée une perte financière de plus 153 milliards FCFA.

En manque de réponse juste aux défis qui se sont posés avec acuité, le Mali est resté longtemps sur le banc des nations en voie de développement. Seules matières auxquelles excelle ce régime d’IBK, c’est la gabegie, la corruption et le et le manque de vision. Durant les quatre ans après l’ascension fulgurante et circonstancielle d’Ibrahim Boubacar Keita à la tête d’un pays en crise, jamais il n’a été donné l’exemple d’une gouvernance active pour répondre à l’urgence de sortie de crise.

Jamais pressé, lentement, mais très certainement  en manque de proposition, le pouvoir IBK avec son  inertie, à quatre mois de la prochaine présidentielle,  ne peut se flatter que du record de jours de grèves dans le domaine de la santé qui a causé la mort à des centaines de maliens. Cette grève négligée, a prouvé à suffisance, la velléité sinon l’incapacité des gouvernants à apporter des solutions aux problèmes qui se posent. Des problèmes qui, depuis 2013, restent sans solution : l’accord pour la paix et la réconciliation traine, le chômage gangrène le pays et prend de plus en plus de l’ampleur face au chômage des jeunes ; le régime qui est à ses limites peine à résoudre la problématique de l’emploi. Mais soutenant le ridicule du siècle, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle de la république, Ben Kattra, soutien éperdument l’atteinte, voire le dépassement des 200 000 emplois promis par IBK lors de sa campagne. Les jeunes diplômés maliens se demandent s’ils sont dans la même république que leur ministre Maouloud Ben Kattra.  Par  ses mots et maux, il manifeste la banalité avec laquelle les différents gouvernements et l’actuel font face à la problématique de l’emploi des jeunes. Face à la question,  Sept gouvernements timorés ont défilé aux pas de l’échec sous l’éternelle rhétorique du manque de vision du président de la république. Ibrahim Boubacar Keita, président des maliens, a illustré sa gouvernance basée sur l’incertitude, avec les changements de gouvernements incessants, toujours inefficaces qui se sont tous soldés par le néant.

 Dans son indécision, IBK charge enfin Soumeylou Boubèye Maïga, un homme au crépuscule de sa carrière. Pour une mission commando avec un chronogramme très pressant de 6 mois, dont la réalisation est incertaine en ce  laps de temps. SBM, le cinquième Premier Ministre d’un quinquennat  chancelant, semble déjà au four et au moulin pour redynamiser un espoir perdu depuis quatre ans.

Si ses démarches sont pour l’instant rassurantes  pour le président de la république  qui apprécie sa domination du terrain, force est de reconnaitre que le temps sera le seul  handicap aux objectifs partagés du PM et son président en ce qui concerne la date cruciale  du 29 Juillet 2018. L’homme à qui on loue des qualités de stratège,  vient encore une fois de prouver qu’il a de quoi à convaincre. Cela, dès sa prise des commandes, il  s’est aussitôt rendu à Alger et après au Maroc. Par ces deux visites, l’ancien journaliste vend également à IBK ses qualités de diplomate bien avisé. Car, les relations de notre pays envers ces deux pays  doivent être maintenues à équidistance. Sous IBK,  le Mali a été plus proche de l’un que de l’autre. Il l’aura certainement appris à ses dépens avec la plaie qui affecte actuellement sa relation avec le roi marocain. Egalement, de pas très soignés à l’interne, le PM a fait une descente au centre du pays dans les régions de Mopti et Ségou. Là également, l’homme qu’on surnomme « EL-tigré », rappel à son mentor qu’on ne peut servir sa population que quand on est proche d’elle et non pas étant de toutes les rencontres internationales pour les simples accolades et poignées de main avec les dirigeants du monde. Contrairement aux visites récentes du président  dans les régions, au crépuscule de son mandat, force est d’y voir le dessein inavoué de la quête d’un électorat.

En tout cas, de 2013 à 2018, beaucoup d’eau a coulé sur le pont et l’espoir était grand. Mais la déception a été aussi plus grande à  tel point qu’il faudra une baguette magique ou divine au premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga pour combler le fossé de manque de confiance entre IBK et son peuple. Pour ce faire, le PM aura seulement quelques mois pour combler le vide.   Comme il l’a si bien dit : « le vieux  s’est réveillé ». Mais c’est trop tard, c’est trop tard ! Car les maliens attendent d’un dirigeant le leadership confirmé en 2018.

J B

SOURCE LE DENONCIATEUR

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