Bamako : Aucun cas d’intoxication dû aux poissons morts du fleuve Niger (officiel)

Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a indiqué, mardi, à Bamako, lors d’une conférence de presse, qu’aucun cas d’intoxication n’a pu être observé suite à la présence de quantité de poissons morts retrouvés hors du fleuve Niger, suite aux pluies diluviennes du 15 mai 2019 qui se sont abattues sur la capitale malienne.

« Nous n’avons pas dit que les poissons en question sont contaminés. Nous avons vérifié sur le terrain pour pouvoir dire que c’est un phénomène qui n’est pas nouveau. Mais cette fois-ci, l’ampleur est devenue beaucoup plus grande », a déclaré le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA), Gaoussou Keïta, au cours de cette conférence de presse conjointe au département de la Santé et des Affaires sociales.

Selon lui, les services techniques concernés ont établi qu’à chaque début de saison pluvieuse, des poissons meurent par asphyxie. Ce ne sont pas des morts d’origine microbienne. Cepednat, avec la dernière grande pluie, il y a eu deux constats majeurs : il y a eu le ruissellement qui a drainé beaucoup de déchets dans le lit du fleuve. Ce qui a pu entrainer l’asphyxie de certains poissons. « Le deuxième problème constaté sur le terrain est qu’il y a le phénomène de dragage qui implique l’utilisation de produits chimiques, notamment le mercure et le cyanure qui sont des produits toxiques », a dit M. Keita.

Il a déclaré, pour rassurer, qu’à ce jour, il n’a été signalé aucun cas d’intoxication dans les localités signaléescomme Moribagougou, N’Gabacoro Droit, Tienfala, Manabougou et Massala, dans la Région de Koulikoro (60 km de Bamako). « Et pour plus de sécurité, nous avons indiqué à l’ensemble des populations de s’abstenir de tout consommation de poissons morts, en attendant que nous ayons les résultats. Car les produits chimiques utilisés ont des effets cumulatifs. Ça s’accumule dans l’organisme », avertit-il.

Son collègue conseiller technique au département de la Santé, Moussa Yattara, ajoute qu’en plus des efforts de sensibilisation, le ministère de la Santé a pris des mesures pour renforcer la surveillance épidémiologique. « Une lettre a été envoyée à la Direction générale de la Santé pour demander aux différentes structures de prendre toutes les dispositions pour renforcer la surveillance épidémiologique et de faire en sorte que, devant tout cas d’intoxication, avec des signes comme vomissements, diarrhées, des dispositions soient prises rapidement » a-t-il confié à la presse.

«Dans toutes les régions et districts sanitaires, il y a des prédispositions de médicaments et de consommables pour faire face aux catastrophes et épidémies. Nous sommes préparés au cas où… » , assure M. Yattara

Quant au sous-directeur Prévention lutte contre la maladie à la Direction régionale de la Santé de Bamako, Abdoul Karim Sidibé, il annoncé que 143 personnes ayant consommé les poissons incriminés sont sous surveillance. Mais aucun cas d’intoxication lié à ces poissons n’est à signaler au Mali.

« Une instruction a été donnée à la Direction régionale de la Santé de Koulikoro pour faire des investigations, une enquête rapide autour d’une dizaine de ménages et une recherche active par rapport aux populations qui ont consommé les poissons en question » explique-t-il. Avant d’ajouter : « Nous avons pu retrouver ces 143 personnes qui ont consommé les poissons morts. Mais aucun cas de maladie ni de signe d’intoxication n’a été observé sur ces personnes. Nous continuons à les surveiller ».

Des enquêtes au niveau des marchés, « ont révélé, contrairement aux rumeurs faisant état de vente de ces poissons à vil prix, qu’il n’en est rien. Nous avons constaté que le prix du poisson n’a pas changé », poursuit Abdoul Karim Sidibé. « Ces poissons ont existé mais n’ont pas fait l’objet de vente à des vils prix dans les localités incriminées», a précisé M. Sidibé.

KD/MD 

Source: AMAP

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