Après la prise de fonction des gouverneurs de Nioro, Dioïla, Bougouni et Koutiala : Le Crnop exige la nomination de ceux des régions de Kita, Nara, San, Bandiagara et Douentza avant le 31 octobre 2019

Malgré la prise de fonction des gouverneurs des régions de Nioro, Dioïla, Bougouni et Koutiala, le collectif des régions non opérationnelles ne croise pas les bras. Il exige la nomination des gouverneurs des 5 régions non opérationnelles restantes, à savoir Kita, Nara, San, Bandiagara et Douentza avant le 31 de ce mois.

Dans un document qui nous est parvenu, un des responsables, du collectif des régions non opérationnelles (Crnop) s’est félicité de la prise de service des gouverneurs des régions de Nioro, Dioïla, Bougouni et Koutiala le 20 septembre 2019. Mais, précise la déclaration, il déplore que 5 autres régions issues de la loi N°2012-017 du 2 mars 2012, n’aient pas encore eu leurs gouverneurs. C’est pour cela que Mamba Coulibaly et ses camarades de lutte ne comptent pas croiser les bras. Ils exigent ainsi du gouvernement la nomination des gouverneurs de ces 5 régions et leur prise de fonction d’ici le 31 octobre 2019.

Le CRNOP, dans son document, rappelle que le 31 janvier 2012, le gouvernement du président Amadou Toumani Touré avait fait adopter par les députés, la loi N°2012-017 du 2 mars 2012, portant création de 11 nouvelles régions administratives en République du Mali, à savoir Ménaka, Taoudéni, Douentza, Bandiagara, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nara, Kita et Nioro.« Dans la foulée, la loi n°2012-018 portant découpage et délimitation administrative des régions de Ménaka et Taoudéni avait été adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée par le président ATT le 2 mars 2012 », précise le document qui ajoute que loi 2012-017 du 2 mars 2012 stipulait dans son article 4, l’opérationnalisation progressive des 9 autres régions sur une période de 5 ans.

A en croire les responsables du Collectif des régions non opérationnelles, jusqu’à la veille de la date butoir de l’article 4 de ladite loi, à savoir le 2 mars 2017, le président de la République Ibrahima Boubacar Kéïta n’avait pas levé « le petit doigt » dans le cadre de l’opérationnalisation des nouvelles régions à part la nomination des gouverneurs des régions de Ménaka et Taoudéni. « Malgré les revendications pacifiques du collectif des régions non opérationnelles (CRNOP) demandant la délimitation des nouvelles régions et la nomination des gouverneurs, c’est à la veille de la présidentielle de 2018, plus précisément le 20 juillet 2018, que les gouverneurs des régions de Bougouni, Dioïla, Koutiala et Nioro ont été nommés », rappelle-t-on.

Parlant de la prise de fonction des gouverneurs des régions de Koutiala, Bougouni, Nioro du Sahel et Dioïla, le CRNOP laisse entendre que c’est la pression populaire qui a obligé les gouvernants à le faire. « Il a fallu une manifestation à Bougouni ayant conduit au blocage de la route nationale 7 pour que les 4 gouverneurs, un an après leur nomination prennent fonction en prêtant serment le 20 septembre 2019 », lit-on dans le document mis à notre disposition.

Le bureau national du Crnop a rappelé au président IBK et à son gouvernement lors d’une réunion de mise au point après la prise de fonction des gouverneurs des régions de Nioro, Dioïla, Bougouni et Koutiala que les régions de Kita, Nara, San, Bandiagara et Douentza attendent toujours leur découpage administratif qui est, selon le CRNOP, un préalable à la nomination de leurs gouverneurs avant le 31 octobre.

Boureima Guindo

Source: lepays

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