Après la fête de fin d’année : Relative affluence aux marchés de légumes

Bamako, 08 janvier (AMAP) La veille de la fête du Saint-Sylvestre, communément appelée la «fête du 31», les légumes et autres produits frais étaient fortement demandés sur les marchés de Bamako. Cette forte demande a, par ricochet, provoqué une hausse inattendue des prix de ces produits. Une semaine après ces jours de profit à outrance pour les commerçants, c’est, maintenant, un peu la morosité dans les marchés.

C’est le cas du marché de vente de légumes appelé «Wonida», au quartier Bozola, en Commune II du district de Bamako. Lundi, une monotonie presque inouïe était perceptible à l’entrée de ce souk. Assises devant leurs recipients remplis de légumes, les mines graves, des vendeuses aguichaient les clients, en criant : «Venez acheter des légumes (haricots, tomates, piments, oignons, cèleri ». Certaines vendeuses, un peu plus jeunes, se faufilaient entre les étalages et les usagers, en quête des rares clients.

La situation était, également, moins reluisante chez Abdoul Karim Koné. « Je n’ai pas vendu plus 10 sacs de pomme de terre, contrairement à l’année précédente. La situation est peut-être due au manque de moyens et les évènements auxquels notre pays est confronté actuellement», se console-t-il.

Venue faire ses achats chez Abdoul Karim Koné, une restauratrice constate que « la fête de fin d’année n’a pas été célébrée avec faste, comme d’habitude, à cause des difficultés d’argent ». Abondant dans le même sens, Awa Kanté, vendeuse de tomates, ne cache pas son désarroi face à la faible affluence des clients au niveau du marché, après la fête. « Vraiment, nous ne comprenons rien. Nous, vendeuses de tomates, sommes toutes assises derrière nos produits. Pas un client ! Alors qu’avant le 31 décembre, la tasse de tomate était cédée à 14.000 Fcfa. Les clients affluaient, malgré la spéculation, le prix normal de la tasse étant 7.500 Fcfa », déplore la vendeuse.

Toutefois, les vendeuses de haricot vert, la star du moment, semblent tirer leur épingle du jeu. « C’est la période des haricots verts. Fête ou pas, je vends plus de 10 sacs chaque jour», se réjouit Fanta Diallo, vendeuse de haricot vert. Elle reconnaît tout de même que l’affluence n’est pas la même qu’avant la Saint-Sylvestre. Elle dit avoir vendu, deux jours avant le 31 décembre, 40 sacs d’haricots verts, sans compter les ventes au détail.

Mais chez Ousmane Wagué, un commerçant grossiste officiant au niveau de ce haut lieu d’approvisionnement, on constate, également, une relative affluence. Le jeune homme d’une trentaine d’années confirme qu’après la fête du 31 décembre, l’affluence n’a pas faibli. « Je continue à vendre mes condiments comme d’habitude, comme à l’approche de la Saint Sylvestre quand les clients venaient en nombre, en dépit de la hausse des prix », reconnaît le commerçant, ajoutant que les marchandises les plus sollicitées sont la pomme de terre, la banane plantain, l’oignon…

A quelques pas du magasin de Wagué, officie une dame. Assise devant des bananes plantains mûres, la commerçante répond, sourire en coin. « Vraiment, je remercie le bon Dieu. Contrairement aux jours ordinaires, j’ai beaucoup vendu. Malgré la hausse des prix, les clients continuent d’acheter car, la banane plantain est très sollicitée pendant le 31 décembre», sourit la bonne dame.

AD/MD (AMAP)

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