Affaire foncière dans la commune rurale de Ouélessébougou 13 chefs de village et 9 conseillers réclament «la révocation du maire Yaya Samaké»

Le litige foncier à Mana, dans la commune de Ouélessébougou, connait un nouveau développement. En effet, 13 chefs de village et 9 conseillers de la Mairie ont respectivement signé des documents qui seront déposés très prochainement auprès du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Territoriales, Boubacar Ba dit Bill, demandant la révocation du maire de Ouélessébougou Yaya Samaké. C’était au cours d’une rencontre tenue, le dimanche dernier, à Tamala, à 5 km du chef-lieu de commune, en présence des hommes de médias.

 

Aujourd’hui le torchon brûle entre le maire de Ouélessébougou Yaya Samaké et le collectif des chefs de village. Ceux-ci se sont regroupés chez le plus âgé, Fily Samaké à Tamala, pour signer un document demandant la révocation du maire Yaya Samaké.

Au cours de cette rencontre, le porte-parole des chefs de village, Moussa Mamby Doumbia a laissé entendre que le maire doit œuvrer pour la paix, la concorde, l’entente et le développement de sa commune.  » Mais, Yaya Samaké ne fait que semer la discorde au sein de la population, car il est en train de manipuler une franche de population à sa guise pour encore continuer à se dresser contre les chefs de village  » a-t-il fait savoir.  Et d’indiquer : « Le maire a manqué de respect aux chefs de village, cela est intolérable à Djitoumou « .

C’est pourquoi,  » nous nous sommes réunis à Tamala pour ensemble demander qu’il soit sanctionné  par révocation par son autorité de tutelle. Sinon, il n’y aura pas d’entente dans la commune. Les administrés ne font plus confiance à son administrateur « , précise-t-il.

Par ailleurs, en soutien aux chefs de village, 9 conseillers sur 29 que compose la mairie de Ouélessébougou dont le 1eradjoint au maire Bakary Samaké et le 3ème adjoint, Mariam Diawara ont aussi signé un document pour demander la révocation pure et simple de l’édile pour « faute commise« .

Le 1er adjoint au maire, Bakary Samaké expliquera qu’ils ont été élus par les populations pour une gestion saine des affaires de la circonscription. Mais, le morcellement opéré à Mana a été effectué sans leur consentement.

» Ce n’est pas une trahison, mais il faut travailler dans la légalité, alors que le maire continue de faire le bras de fer avec ses administrés. Toute chose qui trouble l’ordre social à Djitoumou « , a-t-il conclu.

Notons que la commune rurale de Ouélessébougou est composée de 44 villages.

F.C

Source: l’Indépendant

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