Accord avec l’UNTM: ‘’le gouvernement respectera ses engagements’’

Le ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et de la construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, Amadou KOITA, a animé, hier jeudi, au siège du CIGMA, sa traditionnelle conférence de presse pour expliquer les décisions prises en conseil des ministres et donner des éclaircissements sur certaines questions d’actualité, dont l’accord intervenu ce 29 janvier 2019 entre le gouvernement et l’UNTM.

Pour ceux qui doutaient de la volonté gouvernement à mettre en exécution les engagements contenus dans le protocole d’accord signé avec l’UNTM, le porte-parole Amadou KOITA a donné des assurances.

Le porte-parole du gouvernement a salué l’accord intervenu entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali. Il a rappelé que dans la feuille de route adressée au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement, le président de la république a instruit de faire du dialogue social une priorité afin de ramener la paix sociale. Selon lui, c’est dans ce cadre que 5 ministres ont participé aux négociations avec l’UNTM et la commission de conciliation.

Comme point essentiel de l’accord signé avec l’UNTM, le ministre KOITA a précisé l’octroi d’une nouvelle grille indiciaire à la fonction publique. L’indice plafond au niveau de la fonction publique, dit-il, à partir du 1er janvier 2019 sera à 1 100 et l’indice plafond à partir du 1er janvier 2021 à 1 200. Aussi, ajoute M. KOITA, la grille indiciaire qui regroupe les différents niveaux d’études des catégories sera faite sur la base de cette augmentation.

Il a également souligné qu’à travers cet accord, il est question de l’harmonisation de l’âge à la retraite.

« À partir de cet accord, l’âge de départ à la retraite sera de 65 ans pour les catégories A. Donc, 3 ans de plus pour toutes les catégories », a affirmé le ministre KOITA.

Si depuis la signature de cet accord, les commentaires vont bon train sur la bonne foi du gouvernement, le ministre KOITA a tenu à rassurer que le gouvernement respectera tous les engagements pris dans l’accord signé avec l’UNTM.

« Le président de la république, lors du conseil des ministres, a donné l’instruction ferme aux membres du gouvernement de respecter tous les engagements pris. Je tiens à rassurer les uns et les autres que le gouvernement respectera les engagements pris », a soutenu le conférencier.

Sur le sujet de l’emploi des jeunes, le ministre a expliqué que les instructions du président de la république au gouvernement sont claires : procéder à un recrutement massif des jeunes au niveau de la fonction publique. Pour cette année 2019, le ministre porte-parole du gouvernement a annoncé le recrutement de 8 676 jeunes au niveau de la fonction publique et la cadence suivra jusqu’en 2023.

Abordant la question de l’insécurité au Mali et particulièrement à Bamako, ces dernières semaines, le porte-parole du gouvernement a rappelé l’adoption de la Loi d’orientation et de programmation militaire. Aussi, soutient-il, la sécurisation des personnes et de leurs biens est une préoccupation du gouvernement. M. KOITA a reconnu que malgré les efforts consentis, il n’y a pas d’insécurité zéro.

« Nous sommes tous indignés, ces derniers jours, par ce qui s’est passé. Les forces de sécurité, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, ont pris des mesures drastiques pour contenir cette insécurité. Nous demandons à l’ensemble de la population d’accompagner les forces de sécurité dans leur mission. Toutes les mesures sont en train d’être prises pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui veulent aujourd’hui empêcher aux Maliens de vivre dans la quiétude », a confié le ministre KOITA.

À propos de l’affaire des chips, le conférencier a indiqué que le ministère de la Santé a commandité une enquête et qu’à l’issue de toutes les analyses, il s’est avéré que les informations distillées, à travers les réseaux sociaux, n’étaient pas les bonnes. ‘’Des mesures sont en cours pour chercher ceux qui ont diffusé ces informations pour les écouter. S’il s’avère que leur action s’inscrit dans le cadre de perturber l’ordre publique, force restera à la loi’’, a-t-il indiqué.

Concernant la question sur la démission de l’ex-directeur général de l’ENA, le Dr Amadou KEITA, le ministre Amadou KOITA a estimé que cela est ‘’un fait divers’’ qu’il ne va pas commenter.

Avant d’aborder les questions d’actualité, le porte-parole du gouvernement a expliqué les différents projets de décrets adoptés lors du conseil des ministres du mercredi 30 janvier.

PAR MODIBO KONE

Info-matin

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