Dot de mariage : Business lucratif pour certains Maliens

Depuis des années, la société malienne est basée sur les us et coutumes. Pour la célébration du mariage, chaque ethnie a ses propres cultures et traditions. Précisément à Bamako, la dot augmente de jour en jour. Appelé « fourou nafolo » en bambara et dot en français, elle est payée par le prétendant et permet de sceller l’union entre deux familles. Si cette somme est symbolique pour unir les deux familles, aujourd’hui elle est la cause de plusieurs malentendus au sein de notre société.  Enquête ?

Autrefois, la dot n’était pas chère. Apprend-on de la vieille Kassambara, conseillère conjugale. Le geste était symbolique et constituait le trait d’union entre deux familles. Et chaque famille avait ses propres pratiques traditionnelles. « De nos jours, toutes les choses ont été remplacées, la dot varie entre 250 .000 et 500. 000 francs CFA voire même plus ». Explique Mme Kassambara.

Aussi, poursuit-elle, la somme de 10.000F que réclamaient les imams dans les mosquées pour célébrer les mariages s’élève aujourd’hui à 15.000 FCFA. Cela est une nouvelle décision qui leur est inconnue.  Les 15 000F sont trop élevés et relèvent de l’abus. « 10.000 francs CFA est la somme maximale pour une femme vierge ». Nous apprend notre interlocutrice.

Ledit phénomène perdure. Surement, il a été instauré par certaines personnes qui ne se soucient guère des traditions mais plutôt de leurs propres intérêts. C’est pourquoi la plupart de nos mariages sont basés sur le mensonge et ne durent plus longtemps. Conclut-elle

« La dot est trop chère pour nous les hommes ». Déclare Seydou, fiancé depuis près de 2 ans.  Il dit avoir constaté une forte augmentation du coût des fiançailles. En plus, il précise qu’à l’approche de chaque fête, il doit habiller sa fiancée.

Une situation qui est tout à fait compréhensible mais certaines sont en train d’exagérer et réclament des sommes qui sont au-dessus de leurs moyens. Face à la problématique, il demande le retour aux valeurs sociétales. Aux imams, les autorités à travers le Ministère des Affaires Religieuses et du Culte et le Haut Conseil Islamique, de trouver une solution afin de mieux éclairer les citoyens et faciliter le mariage.

Fatoumata Koita

Source: Bamakonews

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