Projet Pyrapreg : De nouveaux médicaments antipaludiques pour les femmes enceintes

Les activités de lancement du projet PYRAPREG a eu lieu les 27 et 28 mai 2019, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mahamadou Famanta. Le projet s’étend sur cinq ans avec un coût  estimé à 7 millions de F CFA.

 

Le projet PYRAPREG vise à contribuer au développement de nouveaux médicaments antipaludiques à destination des femmes enceintes.

PYRAPREG regroupe cinq pays africains (Burkina Faso, Mali, Gambie, République démocratique du Congo et le Mozambique) et trois pays Européens (l’Espagne, les Pays Bas, et la Grande Bretagne). Il bénéficie des soutiens du gouvernement malien, de la Suisse et de la Corée du Sud. Le projet est coordonné par le professeur Kassoum Kayentao, maître de recherche à l’Université des sciences techniques et technologiques de Bamako, directeur adjoint de l’Unité paludisme et grossesse du MRTC.

Selon Kassoum Kayentao, “pour cette étude, les essais cliniques seront menés au Burkina Faso, au Mali, en Gambie, en République Démocratique du Congo et au Mozambique”.

L’objectif principal est de déterminer l’efficacité, la sécurité, la tolérabilité et la pharmacocinétique de la Pyronaridine-Artesunate (PA) par rapport à l’Artemether-Lumefantrine (AL) ou à la Dihydroarteminisine-Piperaquine (DP). Lorsqu’elle est administrée à des femmes enceintes (au cours des 2èmes ou 3ème trimestres) souffrant de paludisme.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mahamadou Famanta, dans son allocution, a souligné que pour le renforcement des capacités, le projet fera une série de formations à court terme (sur la méthodologie  de recherche et les normes de l’éthique de la recherche, la biologie moléculaire, l’histopathologie placentaire, la statistique, la rédaction  scientifique et la gestion  de la recherche) et des formations à long terme (5MSc , 2PhD) “. Des activités de diffusions ciblées permettront d’optimiser l’impact des résultats de l’étude.

Le paludisme pendant la grossesse est une cause majeure d’anémie et d’insuffisance pondérale à la naissance, entrainant une mortalité/morbidité maternelle et infantile importante et un développement infantile insuffisant. Bien que les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) soient actuellement recommandées pour le traitement du paludisme aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse par l’Organisation mondiale de la santé. Les options disponibles sont limitées et certaines CTA qui sont moins tolérées que d’autres.

Face à une telle situation, il est nécessaire de trouver d’autres options pour le traitement du paludisme pendant la grossesse.

Zeïnabou Fofana

 Mali Tribune

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