Enquête démographique et de santé au Mali : Des données intéressantes

Un atelier de restitution des résultats de l’Enquête démographique et de santé (EDSM-VI) a été organisé, lundi, par l’Institut national de la statistique (INSAT) et la Cellule de planification et de statistique pour le secteur santé développement social, et promotion de la Famille (CPS/SS-DS-PF).

 

L’EDSM-VI, qui permet de produire des indicateurs démographiques et de santé, à partir d’un échantillon national représentatif de femmes de 15-49 ans et d’hommes de 15-59 ans, a concerné Bamako et d’autres villes dans 8 régions du Mali. Mais, au regard du contexte d’insécurité et des difficultés d’accès aux populations rurales à Kidal, seules les données de la partie urbaine ont été recueillies. Il faut, donc, retenir que les indicateurs fournis dans le rapport ne reflètent que la situation.

Selon Cristelle Géan, facilitatrice de l’atelier, les données ont été collectés sur plusieurs indicateurs spécifiques au Mali tels que le taux de fécondité et l’indice synthétique de fécondité, la planification familiale chez les femmes de 15-49 ans en union, la santé de la reproduction, la santé de l’enfant, la nutrition, la mortalité des enfants de moins de cinq ans, le paludisme, le VIH/sida et l’excision et les violences faites aux femmes.

Elle a indiqué que les enquêteurs ont posé des questions à 10.519 femmes de 15-49 ans, dans l’ensemble des ménages enquêtés et 4. 618 hommes de 15-59 ans, dans la moitié des ménages, ont été interviewés avec succès.

S’agissant des données collectées, les enquêteurs ont affirmé que les femmes ayant un niveau d’instruction secondaire ou plus ont, en moyenne, 4,5 enfants contre 6,8 enfants pour celles qui ne sont pas instruites.

Concernant la planification familiale (PF), ils ont indiqué que la proportion des femmes en union utilisant une méthode contraceptive moderne est plus élevée en milieu urbain (21%) qu’en milieu rural (15%). De même, l’utilisation des méthodes modernes de PF varie selon les régions, passant de 3% dans les Régions de Gao et Kidal à 20% dans la Région de Ségou et 22% à Bamako.

Sur le plan de la santé de l’enfant, l’EDSM VI précise que la couverture vaccinale de base est légèrement plus élevée en milieu urbain (48%) qu’en milieu rural (44%). La couverture vaccinale de base varie selon les régions, passant d’un minimum de moins de 1% dans la Région de Kidal et 22% à Gao à un maximum de 52% dans la Région de Ségou.

L’EDSM-VI est, entièrement, financée par l’Agence américaine pour le développement internationale (USAID) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle peut aider les décideurs et responsables de programmes à évaluer l’efficacité des stratégies, à élaborer des interventions appropriées pour l’amélioration de l’état de santé de la population.

La sixième édition de l’EDSM a été réalisée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Population, à travers l’INSAT, en collaboration avec le ministère de la Santé et des Affaires sociales, à travers sa Cellule de planification et de statistique des secteurs santé, développement social et promotion de la famille.

FTD/MD

(AMAP)

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