Bétisier : Le baratin sectaire des corona-mercantilistes

Une secte qui officie dans l’ésotérisme autour du traitement pour les patients atteints de COVID-19 par l’hydroxychloroquine, suspendu ‘’temporairement’’, en mai dernier, dans le cadre de l’essai clinique Solidarity, a décidé de reprendre son service. Pour le progrès de la science ou pour leur sitiomanie ? Il y a forcément de quoi alimenter le moulin à rumeurs. C’est le substrat de votre BÊTISIER de ce jour.

 

Le baratin sectaire des corona-mercantilistes

Le mois de mai dernier, on apprenait par un bulletin que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé avoir suspendu ‘’temporairement’’ les essais cliniques (un essai clinique, ou étude clinique, ou encore essai thérapeutique est une étude scientifique réalisée en thérapeutique médicale humaine pour évaluer l’efficacité et la tolérance d’une méthode diagnostique ou d’un traitement. L’objectif d’un essai n’est pas d’apporter un bénéfice thérapeutique au volontaire) avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.
‘’À la lumière des récentes publications de preuves sur la sécurité et l’efficacité de l’hydroxychloroquine en tant que traitement pour les patients atteints de Covid-19, le Groupe exécutif de l’essai Solidarité a décidé d’arrêter temporairement l’utilisation du médicament à base d’hydroxychloroquine’’, indique un document de l’OMS.
Selon l’agence onusienne, le Groupe exécutif de l’essai Solidarité, qui représente 10 des pays participants, dont le nôtre, la Côte-Ivoire, le Cameroun s’est réuni et a convenu d’examiner une analyse exhaustive et une évaluation critique de tous les éléments probants disponibles à l’échelle mondiale. Le Groupe exécutif a par la suite décidé d’une suspension temporaire du volet concernant l’hydroxychloroquine de l’essai Solidarity, en attendant que le Comité de surveillance et de suivi des données examine les informations relatives à l’innocuité. ‘’L’OMS évalue actuellement l’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints de Covid-19 dans le cadre de l’essai Solidarité’’, précise l’agence onusienne.
Le 4 juillet dernier, l’OMS a accepté la recommandation du Comité directeur international de l’essai clinique Solidarity d’interrompre les volets de cet essai destinés à tester l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir. L’essai Solidarity a été mis en place par l’OMS dans le but de trouver un traitement efficace de la COVID-19 pour les patients hospitalisés.
Le Comité directeur international a émis sa recommandation en se fondant sur les données factuelles relatives au traitement par hydroxychloroquine ou par lopinavir/ritonavir versus soins standard obtenues dans le cadre des résultats provisoires de l’essai Solidarity, ainsi que sur l’examen des données factuelles de tous les essais présentés lors du Sommet de l’OMS des 1er et 2 juillet sur la recherche et l’innovation concernant la COVID-19.
Ces résultats provisoires montrent que l’hydroxychloroquine et le lopinavir/ritonavir n’entraînent que peu ou pas de réduction de la mortalité des patients atteints de COVID-19 hospitalisés, par comparaison aux soins standards. Les chercheurs de l’essai clinique Solidarity arrêteront définitivement les essais en cours avec effet immédiat.
Pour chacun des médicaments, les résultats provisoires ne fournissent pas de preuves solides d’une augmentation de la mortalité. Quelques signaux de sécurité ont toutefois été identifiés dans les résultats de laboratoire de l’essai complémentaire Discovery, étroitement associé à l’essai Solidarity. Ceux-ci seront également rapportés dans la publication qui sera faite dans une revue à comité de lecture.
Pourtant, on s’étrangle de la suite. Les essais cliniques sont bel et bien en cours dans notre pays. Après une ‘’interruption temporaire ?’’ L’information et des cancaniers autorisés internationalement. Les plumitifs nationaux sont soigneusement gardés à distance respectable de la secte corona mercantiliste plus active que le Coronavirus en Afrique, particulièrement au Mali. Blague et mauvaise rime à part, on est baratiné avec la causette amphigourique de la contribution de l’Afrique à la réponse au COVID-19 pour poursuivre, en toute connaissance des autorités, des essais occultes connus seulement des initiés. Eux et leurs hommes liges distillent depuis le mois de mai dernier que le Mali doit participer au progrès de la science et patati et patata. Oui, mais pas de cette manière. Par exemple, depuis juin dernier, l’Université d’Adeleke du Nigeria est sous la loupe des scientifiques du continent africain et du monde entier. Pour cause, le Dr Oladipo Kolawole, chef de l’équipe du groupe de recherche COVID-19, a déclaré, en marge d’une conférence de presse, avoir trouvé “un vaccin développé localement en Afrique pour les Africains”. Le docteur Kolawole, spécialiste en virologie médicale, immunologie et bio-technologie, a toutefois déclaré que le vaccin fonctionnerait pour un autre continent lors de sa phase de déploiement. Ça, ça s’appelle de la transparence sur la recherche. Mais les essais cliniques en catimini, c’est normal que ça le moulin à rumeurs et toutes les controverses.

Source : INFO-MATIN

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