Après la visite du Ministre de la Santé aux frontières Mali/ Burkina Faso et Mali/Côte D’ivoire dans la cadre de la prévention contre le Coronavirus: Des personnels de Santé mobilisés, des kits pour le lavage des mains et le gel hydro-alcoolique désormais disponibles

Au moment de notre passage, le samedi 21 mars 2020, dans la matinée à Hérèmakono et à Koloko, les deux villes à la frontière côté Mali et côté Burkina, et dans la même soirée à Zegoua et à Pogo, à la frontière avec la Côte d’Ivoire, toutes les conversations tournaient autour de la décision des autorités burkinabè et ivoiriennes portant sur la fermeture des frontières terrestres de ces deux pays avec le Mali notamment. Au même moment, l’on annonçait que le nombre de décès dus au coronavirus était passé de 1 à 3 au Burkina Faso et que le nombre de personnes atteintes y avait grimpé de 27 à 40 (ce dernier chiffre ayant depuis évolué). De nos échanges sur place avec les agents de santé, l’on a appris que la visite de terrain du ministre de la Santé, Michel Hamala Sidibé dans ces localités maliennes susmentionnées a porté quelques fruits.

 

L’on ne se lassera jamais de le dire, c’est l’humanité toute entière qui est menacée désormais par cette maladie du siècle. Pour para phraser le poète, il s’agit d’ » un mal qui répand la terreur… capable d’enrichir en un jour l’Achéron « . Comme nous le constatons en Italie. Que Dieu sauve ce pays et tous les autres pays de la planète Terre de cette maladie insidieuse et très contagieuse !

Après avoir fait des ravages dans l’Empire du Milieu, voilà que le coronavirus, dans sa course effrénée, a atteint désormais tous les continents, créé de l’insomnie chez les plus grands dirigeants de la planète et une panique généralisée au sein de la populations mondiale. Tel un tueur invisible mais surtout invincible, le Covid-9 continue de défier toutes les connaissances que les savants et les chercheurs en sciences biologiques et microbiologiques ont acquises depuis que le monde est monde.

Car, jusque-là, aucun laboratoire, ni aux USA, ni en France, ni en Chine, encore moins en Israël… n’a pu découvrir le remède fatal contre le coronavirus. Pendant ce temps, c’est la population de la planète toute entière qui a les yeux rivés sur le petit écran sur lequel défile à longueur de journée le bilan macabre des morts et des personnes testées positives dans des pays atteints pas la maladie.

S’y ajoute que le coronavirus a surgi au moment où l’humanité avait un autre souci, une autre préoccupation aussi déterminante pour sa survie, qui est le changement climatique et ses éventuelles conséquences dévastatrices si rien n’est fait dans le sens de la réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Ne sachant désormais à quel saint se vouer, face à un ennemi qui n’a ni foi ni loi car n’épargnant personne dans sa furie destructrice, les peuples et leurs dirigeants n’ont plus que la fatalité sur laquelle ils ne peuvent que compter désormais…pour vaincre ce mal du siècle. C’est-à-dire trouver le médicament…miracle contre le coronavirus pour sauver l’humanité. Mais comment ?

L’Etat doit se préparer à apporter un appui au secteur du transport, entre autres

Se faisant toute petite sinon incapable devant ce virus, la science est pourtant notre seul espoir même si elle tarde à rebondir pour le moment.

Même si notre pays n’a pour le moment connu aucun cas, la visite du ministre de la Santé, Michel Hamala Sidibé, la semaine dernière, sur les sites précités, a été utile du point de vue de la mobilisation des personnels de santé, y compris au niveau local, afin de faire barrage autant que possible au Covid-9.

Ainsi à notre arrivée au poste de Hèrèmako, en provenance de Ouagadougou, tous les passagers du bus ont été soumis à la prise de température par TermoFlash. Certains ne voulaient pas se soumettre quand d’autres s’y prêtaient allégrement. L’infirmière qui effectuait la prise de température portait certes un masque mais elle n’avait pas de gants. A la question de savoir si elle était seule à faire ce travail, elle répondit que non. Ils seraient, en effet, quatre agents de santé à se relayer 24h/ 24 pour que tout voyageur en provenance du Burkina Faso puisse faire l’objet d’un contrôle de température dès son entrée sur le territoire national. Avant cette étape, à Koloko, les passagers de notre bus, à leur descente pour le contrôle des pièces d’identité, avaient été orientés à aller d’abord laver leurs mains au savon.

Dans la soirée, nous avons été à Zégoua et Poko, où les dispositions sont prises tant du côté malien que du côté de la Côte d’Ivoire pour le contrôle de température et pour le lavage des mains au savon. Même auprès des agents des forces de sécurité (policiers, gendarmes et douaniers), l’on constate désormais que les consignes sont en train d’être respectées petit à petit.

Maintenant il s’agit de savoir pour combien de temps les frontières précitées resteront fermées et quel sera le sort qui sera réservé au commerce transfrontalier voire au commerce en général. Car, en plus des discussions ayant trait au coronavirus, c’est la fermeture des frontières qui semble hanter davantage les populations, surtout celles qui ne vivent que du petit commerce sur les axes routiers inter-Etats. Et qui ont pour principaux clients les voyageurs.

Rappelons que le Burkina Faso a fermé ses frontières, le samedi dernier à partir de minuit, et cela pour deux semaines. Au niveau de la Côte d’Ivoire, les frontières ont été également fermées depuis le dimanche dernier à partir de 00 heure et cela pour une période… indéterminée. Seuls les camions de marchandises et les citernes ne sont pas concernés par cette mesure de fermeture des frontières décidée par les autorités burkinabè et ivoiriennes.

S’agissant de la prévention et de la sensibilisation contre le coronavirus, il urge de motiver les agents de santé et ceux d’autres structures déjà mobilisés sur le terrain. En associant également des agents des structures représentant le secteur privé pour faciliter une éventuelle prise en charge des conséquences socioéconomiques qui ne tarderont pas à se manifester. Et ça sera de quelles manières ?

En tout cas, il ne faudrait point se leurrer. Face au  » manque à gagner  » que ces fermetures de frontières vont engendrer, l’Etat du Mali devra se préparer pour apporter un appui substantiel aux opérateurs économiques dans le secteur du transport, entre autres. Mortel pour l’être humain, le coronavirus tue aussi l’économie. Encore une fois, que Dieu préserve le Mali et tous les autres pays sur cette planète Terre.

Mamadou FOFANA Depuis Zégoua, à la frontière Mali/RCI

Source : l’Indépendant

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