Soutien de l’Adema a IBK dès le premier tour en 2018 : Plusieurs sections sur le point de s’allier à l’URD

S’il est admis en démocratie qu’un regroupement fasse de la politique c’est pour mener des actions et des combats afin de conquérir le pouvoir. Même si le citoyen dit qu’il ne s’occupe pas de politique, cependant elle détermine sa vie de tous les jours.

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Il est également reconnu que l’ADEMA à la veille de chaque élection oublie volontairement ce but, et pour cause ce sont les cadres constituants l’organe dirigeant du Parti qui se ‘’prostituent’’ en soutenant le  pouvoir en place pour leurs seuls intérêts. C’était le cas en 2002 où le candidat du Parti a été abandonné au profit du candidat indépendant en la personne d’Amadou Toumani TOURE (ATT)soutenu par le président sortant. Les cadres du Parti ont joué au jeu du Président Alpha Oumar KONARE. Ce dernier avait un deal avec ATT en 1992, afin de le faire élire comme le premier président démocratiquement élu du Mali contre un retour de l’ascenseur en 2002. Par cet acte de trahison, le Parti est sorti très affaibli de ces joutes électorales avec des scissions et la création de nouvelles formations.

En 2007, ce sont d’autres cadres du Parti qui ont accepté de soutenir dès le premier tour le Président ATT avec l’accord du Professeur Dioncounda TRAORE, président du Parti qui a bien compris le bien-fondé de cette initiative. En effet, le bilan d’ATT était incontestable du point de vue réalisations, des populations maliennes et des Partis politiques. Le Président ATT a transformé le visage du Mali en cinq ans de gestion. De toute façon, si l’ADEMA ne l’avait pas soutenu à l’époque, l’URD, le PDES et la majorité des Partis l’aurait fait. Sachant cela, l’ADEMA a pris le devant. C’est d’ailleurs pourquoi plus de 47 formations politiques l’ont soutenu à la suite du soutien de l’ADEMA. Il est bon de rappeler les conditions dans lesquelles ce soutien a été fait. Deux choses peuvent avoir la même forme, mais n’ont pas les mêmes  buts.

En ce qui concerne les élections de 2013, lors de la période de transition, pratiquement l’ADEMA a été le seul Parti à être sanctionné concernant la dérive démocratique et de gouvernance que le pays a connu sous les deux mandats d’ATT. Le peuple a sanctionné l’ADEMA pour cela en donnant à son candidat Dramane DEMBELE, moins de 10% alors que par ailleurs le candidat était celui qui incarnait le changement générationnel demandé à la base. Les militantes et les militants et les structures du Parti pensaient que cette sanction suffisait. Malheureusement, ce n’est plus le peuple qui veut disqualifier l’ADEMA de la compétition de 2018 mais ce sont quelques cadres du Comité Exécutif, dont la réussite est due au Parti depuis des années.

Les milliards qu’ils ont amassé dans les différents postes occupés seront utilisés contre la cohésion et l’avenir du Parti, parce qu’ils veulent que le Parti renonce tout simplement à la raison pour laquelle, il a été créé en 1991. Bien que les coordinations et les sections dans leur majorité aient exprimé que le Parti doit avoir son candidat à l’interne du fait que le bilan d’IBK durant les cinq ans est négatif. Ces cadres persistent et signent qu’ils vont tuer ce Parti. Les visites privées ont commencé dans certaines sections dont Kangaba. Cette section a déjà reçu la faramineuse somme de 2 500 000F CFA selon une source proche de la dite section de la part de deux ministre du nouveau gouvernement avec quelques membres de la section ils leur ont dit que vaille que vaille le Parti soutiendra IBK.

Ces deux ministres ont profité de la cérémonie de lancement des travaux de la route Kangaba-Dioulafoundo présidée par le nouveau Premier Ministre. Au cours d’une rencontre sécrète. Comme on peut le constater par cet acte, le branle bas de combat dans les sections a commencé entre les deux tendances du Parti. C’est-à-dire ce qui soutiennent une candidature interne du Parti et ceux qui veulent que le Parti s’allie dès le premier tour à IBK. Ce qu’on peut dire, c’est que plus de 2000 militants ont déjà signé  la pétition en circulation pour la candidature du professeur Dioncounda TRAORE. D’ici là bon nombre de coordinations et de sections promettent de soutenir l’URD, un Parti responsable mieux organisé et plus sérieux que l’ADEMA. En attendant le résultat de la rencontre à huis clos des membres du Comité Exécutif en transfert dans un lieu secret très prochainement, nous taisons les noms des sections qui veulent soutenir l’URD.

Ivette GUIDO

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