Soumeylou face à la sentence du Parlement : La carte du chantage contre des ténors du RPM!

La tension est nettement montée depuis quelques jours entre les élus du Rassemblement pour le Mali et le chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maiga. Aujourd’hui, 12 avril 2019, selon des renseignements recueillis auprès d’agents de la sécurité d’État, la Direction du service aurait informé le président de la République Ibrahim Boubacar Keita que la motion de censure contre le premier ministre passera comme un timbre à la poste.

Pour l’heure, d’après les recoupements effectués, à part l’honorable Moussa Timbiné, tous les députés influents du parti présidentiel militent en faveur du départ de Soumeylou Boubèye Maiga. Les confidences de nos sources portent aussi sur la convergence de vue entre le président du RPM Bocary Treta et le ministre Mohamed AG Erlaf qui souhaitent, tous, le départ du tigre, même s’ils espèrent tous le remplacer au poste de Premier ministre.

Quelque chose aurait-il changé ? Pour cause, la ténacité et les formules de chantage, à l’encontre du parlement, n’ont pas démotivé les députés. Mieux, certains commencent à revendiquer ouvertement cette motion de censure. Nos réseaux d’informations soulignent même que Soumeylou Boubèye Maiga serait favorable à son remplacement, mais il serait hostile que son successeur soit le président du RPM Bocary Treta.

Des proches du Premier Ministre disent dévoiler des actes de corruption du député Mamadou Diarrassouba et du président de l’Assemblée Nationale Issiaka Sidibé en cas de succès de la motion de censure. D’ores et déjà, des proches du PM accusent le président de l’Assemblée Nationale du Mali d’avoir réalisé en six (6) ans, neuf (9)bâtiments haut standing  dont sept (7) à Koulikoro.

Les positions sembleraient désormais inconciliables et le parti présidentiel (RPM), assuré du soutien de l’opposition et d’autres groupes parlementaires, sera face à l’histoire. Les cadres ci-dessus cités, véritables bêtes politiques, sauront se déployer pour une réponse appropriée de la situation.

 

Source: Figaro Du Mali

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