Réforme de l’État : Évaluation de la 2e génération du programme de développement institutionnel

Présidée par le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, Amadou Thiam, la 3è session du comité de pilotage stratégique de la réforme de l’État  s’est tenue dans la salle de conférence dudit département. Elle a réuni autour du ministre Thiam, les secrétaires généraux des départements ministériels impliqués dans les réformes sectorielles intégrées et les premiers responsables des services centraux en première ligne dans la conduite des chantiers de réforme.

 

Le programme de développement institutionnel, 2è génération (PDI-2), adopté par le gouvernement en 2017, a mis un accent particulier sur le suivi de la réforme se traduisant par la constitution d’une composante «pilotage» entièrement dédiée à cette activité. Le dispositif de pilotage vise à assurer une implication rapprochée et continue des hautes autorités de l’État, à travers un cadre unique de suivi des résultats de l’ensemble des plans, programmes et initiatives concourant à la réforme de l’État et de l’administration. Le comité de pilotage stratégique est un organe de relais entre le Conseil d’orientation de la réforme de l’État (CORE) et les comités opérationnels des réformes sectorielles intégrées.

Pour ce faire, les sessions du comité de pilotage stratégique préparent les réunions du Conseil d’orientation de la réforme de l’État. Lequel est l’organe supérieur assurant la direction politique et le contrôle de l’ensemble des réformes institutionnelles concourant à la réforme de l’État sous la présidence du Premier ministre.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre Amadou Thiam a révélé que deux plans de travail de budget annuel (PTBA) et trois plans de ciblage ont été adoptés et mis en œuvre dans le cadre de l’exécution du plan opérationnel 2017-2021. Il est temps maintenant, a-t-il insisté, d’évaluer le niveau de mise en œuvre du PDI-2 tant souhaité par les acteurs, les bénéficiaires et les observateurs de la réforme. Il a aussi évoqué la disponibilité des outils pour le transfert des ressources de l’État aux collectivités territoriales et la bascule en cours.

Par ailleurs, Amadou Thiam a déclaré que les actions à réaliser dans le futur doivent s’inscrire en droite ligne des résolutions et recommandations du Dialogue national inclusif. Il s’agit, a-t-il rappelé, de l’application des dispositions des textes relatifs à l’organisation et au fonctionnement des secrétariats généraux des départements ministériels ; l’application et la généralisation des mesures relatives à l’appel à candidature aux emplois supérieurs de l’État et des établissements publics. S’y ajoutent la dématérialisation des documents administratifs et la mise en place d’un mécanisme d’évaluation et d’audits des structures publiques.

En outre, l’agenda de cette session a comporté l’examen, l’état de mise en œuvre du PDI-2 et les actions préparatoires pour l’opérationnalisation des réformes sectorielles intégrées. Pour le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile, ces points constituent une moisson suffisante d’éléments pouvant permettre de préparer la prochaine réunion du Conseil d’orientation de la réforme de l’État.

«Ces points constituent, aussi pour moi, des attentes fortes de cette session», a soutenu le ministre Thiam, ajoutant que leur réalisation permettra aux acteurs d’amplifier les différentes actions engagées au niveau de plusieurs administrations et structures afin de rendre le meilleur service possible aux citoyens.

Oumar DIAKITÉ

Source : L’ESSOR

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