Promesses de campagne non tenues: grogne des femmes de la majorité

Elles ne sont pas contentes du sort à elles réservé après la dernière présidentielle et veulent des explications de la part de la direction de leur regroupement et même du président de la république qui leur ont demandé de mobiliser les femmes pour la victoire du président IBK en 2018, en échange d’un meilleur être. Elles, se sont des femmes des partis alliés au RPM qui ont mouillé le maillot pour la réélection du président IBK. Persécutées par les femmes de leurs bases respectives, pour les récompenses promises qui tardent à venir, ces femmes leaders de l’EMP ont donné de la voix.

 

Après une conférence de presse tenue le samedi dernier, ces femmes attendent encore la réaction du directoire de l’EPM. Joint par téléphone par nos soins, hier mercredi, Mme KONATE Djita CISSE, présidente des femmes du parti RDR, déplore que leurs commissionnaires aient dans la nature, depuis la victoire du président IBK, alors avaient proposé des merveilles lors de la campagne présidentielle. « Nous espérons que ça ne va plus tarder. Car nous pensons jusque-là qu’ils ne peuvent pas nous faire un tel faux bond. Nous avons fait beaucoup de chose ensemble et nous espérons que leur feed-back ne tardera pas », a-t-elle dit, avant de souligner qu’une réaction positive de la direction EPM enlèvera une grosse épine de leurs pieds.

« Nos partenaires croient que nous avons bouffé ou détourné les sous des actions de développement que nous leur avions promis. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de briser le silence », nous a-t-elle confié.

Rappelons que les femmes de l’Alliance électorale Ensemble pour le Mali (EPM) ont animé une conférence de presse, le samedi 8 juin dernier, au siège du Mouvement, sis à l’ACI-2000, dont l’objectif était de rappeler les promesses non encore tenues par le candidat Ibrahim Boubacar Keïta, lors de la campagne présidentielle de 2018. Cette rencontre avec les journalistes était animée par Mme Konaté Djita Cissé dite Touh, Mme Traoré Kadiatou Traoré, Nana Kadidia Sidibé, en présence de plusieurs autres femmes du Mouvement. Ces conférencières sont toutes présidentes des femmes de leur formation politique respective.

Il est important de rappeler que pour l’élection présidentielle de 2018, les femmes de l’Alliance électorale formée autour du Président IBK ont mené une campagne électorale agressive pour convaincre leurs homologues des villes et campagnes du Mali et à ailleurs, en vue d’une victoire éclatante de leur candidat. En échange, plusieurs projets de développement pour ces femmes étaient proposés. Aucune de ces promesses, à la date d’aujourd’hui, n’a connu un début d’exécution.

« Depuis la fin de la campagne et la victoire de notre candidat, nous n’avons plus vu notre présidente, Mme Diawara Lady Touré, et même notre candidat », regrettent ces femmes mécontentes. Pourtant, « nous nous sommes retrouvées et avons mobilisé les femmes, les groupements de femmes, les associations féminines. Il a été promis que des activités génératrices de revenus seront réalisées au bénéfice des femmes, que des postes seront offerts aux femmes de la coalition ».

Les femmes mécontentes ont également déclaré que leur sortie avait pour but de demander à IBK de penser aux femmes, à travers les engagements que lui-même et son Directeur de campagne avaient tenus.

« Nous l’avons aidé et soutenu, après la victoire, nous méritons un retour de l’ascenseur, qu’ils aient pitié de celles qui sont sur le terrain et celles qui sont la risée de leur entourage aujourd’hui. D’autres femmes ayant soutenu d’autres camps se moquent d’elles, depuis la fin de la présidentielle », a déploré Djita KONATE au téléphone.

Par ailleurs, les femmes mécontentes de l’EMP reconnaissent que le contexte socioéconomique du pays est difficile. Toutefois ; « nous avons besoin d’être valorisées pour continuer à travailler et à servir le gouvernement et le pays, pour l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens », a-t-elle précisé.

Aussi, ces femmes accusent Mme la ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Diakité Aïssata Traoré de leur avoir fermé la porte. « Elle ne nous accorde aucune audience, à plus forte raison d’opportunités de formation à celles qui se sont battues pour la réélection du président IBK. Elle est à ce poste ministériel pour elle seule et non pour les femmes du Mali », avaient dénoncé les conférencières.

PAR CHRISTELLE KONE

Info-Matin

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