Présence d’IBK à la cérémonie célébrant le 18e anniversaire du RPM : Me Mountaga Tall crie aux « dérives » !

La présence du président de la République à la cérémonie de célébration des 18 ans du Rassemblement pour le Mali (RPM) a été mal vue par de nombreux citoyens. Si certains évoquent comme raison la crise du centre, Me Mountaga Tall, lui, il dénonce la violation de la constitution malienne.

 

IBK a chaud avec ses opposants. Si l’honorable Soumaila Cissé le traite de « petit monsieur » dans sa réponse à son clash, Mountaga Tall aborde un autre côté négatif de lui. En effet, dans un post sur sa page Facebook en date du mardi dernier, l’ancien ministre de la Communication et de l’Économie numérique tance son ancien employeur d’avoir violé la loi en se présentant à la cérémonie du 18e anniversaire de son parti. « Quand le garant de la Constitution (Le président de la République) viole la Constitution, les règles et pratiques républicaines », lit-on sur la page Facebook de Me Tall qui ajoute : « c’est ce que Ibrahim Boubacar Keîta a fait en se rendant au 18e anniversaire du RPM au CICB de Bamako et en y prenant la parole ». IBK n’est pas le seul à être critiqué par Mountaga Tall, il tacle aussi les membres de RPM qui ont fait louange à ce dernier lors de la cérémonie. « Sans parler du contenu des autres discours comme ‘’Monsieur le président de la République, votre présence est le symbole de votre détermination à prendre votre parti en main…IBK est revenu et il a pris son parti en main ‘’ » écrit-il avant de s’interroger : « Ou va-t-on ?».

Pour l’avocat Tall, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita a violé la constitution malienne qui, en son article 34, stipule : « Les fonctions de président de la République sont incompatibles avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout mandat électif, de tout emploi public, de toute autre
activité professionnelle et lucrative ».

Mountaga Tall a ainsi demandé à IBK d’arrêter la violation de la constitution malienne dont il est le garant. «Halte aux dérives ! », déclare-t-il.

Boureima Guindo

Le Pays

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