Pour soutenir les populations du Mali profond… IBK en visite de terrain à Sikasso du 22 au 24 novembre prochain

Redonner espoir au peuple dans le Mali profond et en particulier dans le vivier électoral sikassois. C’est l’objectif du déplacement que le président de la République et une forte délégation gouvernementale vont effectuer dans la Cité du Kénédougou en principe du 22 au 24 novembre prochain.

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Après Kayes, il y a de cela quelques semaines, Sikasso s’apprête à réserver un accueil des grands jours au chef de l’Etat et à sa délégation en principe à partir du 22 novembre prochain. Ce sera, explique une source proche de la présidence de la République, un moment de communion entre le chef de l’Etat et les populations de la ville de Sikasso et de ses environs mais aussi l’occasion de poser des actes significations, des réalisations concrètes pour leur mieux-être. Mais, les analystes politiques voient en ce déplacement du chef de l’Etat dans une région considérée comme vivier électoral une autre étape dans la précampagne qui s’amorce.

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A quelques huit petits mois de l’élection présidentielle de l’année prochaine, il est en effet difficile d’occulter le relent de charme électoral dont exhale cette visite de terrain du locataire du palais de Koulouba. Même si ce déplacement avec une délégation annoncée très forte a d’autres objectifs, il sera scruté à la loupe par les milieux politiques, dans la mesure où des personnalités de la République comme le ministre Pr Tiémoko Sangaré, le leader de l’ADEMA-PASJ, Mamadou Baakary Saangaré dit Blaise, le conseiller spécial d’IBK non moins président du parti CDS-Mogotigui sont ressortissants de la région. Sans compter que le RPM a des cadres de haut rang ressortissants et influents dans cette région comme les ministres Nango Dembélé, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’ex-ministre Ousmane Koné, l’ex-maire Mamadou Tangara, des élus comme Guédiouma Sanogo, Yacouba Michel Koné…  Ces personnalités qui n’ignorent pas que leur mentor ne se satisfait pas du rôle de ses alliés politiques voudront mettre les petits plats dans les grands pour que ce déplacement soit un succès mémorable. Réussiront-ils ce pari dans un contexte de défis et d’interrogations multiples pour le pays ? On peut le croire, tant IBK est lui-même natif de la région, de la ville de Koutiala, dont les dignitaires et cadres ont juré loyauté et soutien.

Fortes préoccupations d’ordre social

L’on signale que cette mission présidentielle dans le Kénédougou vise à prendre en compte les préoccupations des populations, les rassurer de l’accompagnement de l’Etat en ce qui concerne les besoins infrastructurels.

Dans cette optique, le programme présidentiel d’urgences sociales, estimé à plusieurs milliards de nos francs devra poser des actions concrètes dans la ville de Sikasso et ses environs. L’on parle, entre autres, de la construction prochaine d’une pédiatrie ultra moderne et celle d’une université  dans la localité, la réouverture de l’usine de thé grande pourvoyeuse d’emplois), de la construction de deux fois deux voies avec un échangeur moderne dans la ville de Sikasso, de l’inauguration du barrage de Koron situé entre Sikasso et Koutiala.

Troisième région, la ville de Sikasso n’est tout de même pas la mieux lotie au plan de réalisations sociales. Ce qui a toujours suscité un certain mécontentement des Sikassois, conscient de leur poids électoral et donc de faiseur de roi. Et, dans ce sens, relève un historien de la région, « nul ne peut  oublier le rôle historique de cette ville, la cité du Roi Babemba Traoré… ». Et le doyen Tiémoko Traoré, le Directeur de publication du Journal Le Pouce de relever que « le touriste qui découvre Sikasso après avoir lu les livres ou entendu conter son histoire est vite déçu. Pas de routes, pas d’édifice digne de ce nom, pas de sites réaménagés… »

Rappelons toutefois qu’en août 2015, IBK avait lancé la construction d’un centre de dialyse et un centre de formation professionnelle à Sikasso. Le premier était estimé à 500 millions F CFA financé par l’INPS alors que le second d’un coût de 6 milliards était financé par l’Agence française de développement (AFD).

Sans compter le chômage et la paupérisation galopante. Et dire que presque tous les candidats potentiels à la présidence de la République inscrivent la ville de Sikasso en position prioritaire dans leurs agendas. Et ils sont nombreux à lancer leurs campagnes électorales dans la cité du Kénédougou. Mais la ville n’en tire pas encore le bénéfice en termes de développement. IBK pourra-t-il remédier à cette impression d’abandon ? Cette attente est forte.

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