Pour qui roule la Minusma ?

La question mérite, en effet, d’être posée après la grave accusation, dont les forces armées malienne et nigérienne viennent de faire l’objet de la part de la Minusma.

 

La stratégie de la Minusma est connue : chaque fois que les forces armées maliennes sont sur le point d’en finir avec les Groupes narcoterroristes, elle les accuse d’atteinte aux droits de l’Homme. Ou d’exécutions extrajudiciaires. Comme c’est le cas le week-end dernier, sur les antennes de RFI.

Accusations farfelues

Selon Guillaume N’Gefa, directeur de la division des droits de l’Homme de la Minusma, « l’armée malienne a commis 101 exécutions extrajudiciaires entre le 1er janvier et le 31 mars ».
Selon la note trimestrielle de la Minusma, ces exécutions ont été commises dans le cercle de Niono et au Centre du pays.
En revanche, chaque fois que les Groupes narcoterroristes brulent des villages, tuent femmes et enfants, la division des droits de l’Homme de la Minusma ne trouve rien à dire. Elle se contente d’un communiqué laconique, dans lequel elle condamne ces actes.
Pire, les prétendues enquêtes, menées sur ces crimes, ne sont jamais suivies d’actes concrets permettant d’y mettre fin.
Mais dès que les forces armées maliennes mettent les Groupes djihadistes en position de faiblesse, la Minusma accuse les FAMA de refuser de se laisser conduire à l’abattoir par les terroristes.

Les Groupes terroristes au bord de la défaite

Lors de l’attaque, lancée la semaine dernière, contre un camp militaire de Kouakrou, dans le centre du pays, les Groupes narcoterroristes ont subi l’une des plus grandes défaites de leur existence. Plusieurs d’entre eux ont été neutralisés ou faits prisonniers. Leurs véhicules ont été incendiés. Des armes et munitions ont été saisies et montrées à la télévision nationale.
Mais le lendemain, coup de théâtre : pour battre en brèche cette victoire de l’armée malienne, la Minusma se fend d’un rapport dans lequel elle l’accuse « d’exécutions extrajudiciaires ».
Et pour donner plus d’écho à ses accusations, le directeur de la division des droits de l’Homme de la Minusma intervient sur les antennes de RFI.
Pour respecter les droits de l’Homme, les soldats maliens doivent-ils se laisser tuer par les Groupes djihadistes ?
Pour donner plus de crédibilité à ses accusations, la Minusma tente d’y associer l’armée nigérienne, accusée à son tour d’être « responsable de 34 exécutions en territoire malien, à la frontière avec le Niger ».

L’objectif inavoué de la Minusma

Alors, question : pour qui roule la Minusma ? Si Hier, elle soutenait – parfois, à visage découvert – les Groupes séparatistes touareg, aujourd’hui, elle se veut le défenseur des Groupes djihadistes.
Dans un cas, comme dans l’autre, la Minusma ne vise qu’un seul objectif : la déstabilisation du Mali pour justifier sa présence sur notre sol.
Estampillées « Minusma » des caisses de munitions avaient été saisies avec le MNLA par le GATIA.
Au Mali, depuis bientôt sept ans, la Minusma s’est montrée incapable de protéger les populations civiles contre les narcoterroristes.
Au Nord et au Centre du pays, ils ont violé et tué des centaines de civils et militaires, au nez et à la barbe de la Minusma. Sans qu’elle daigne lever le petit doigt. Face à son indifférence, l’armée malienne devrait-elle se laisser massacrer par ces terroristes sans foi, ni loi ?
Jugées « farfelues » par les populations, ces accusations n’ont qu’un seul but : démobiliser l’armée malienne engagée dans la lutte contre le terrorisme.
Si le e gouvernement n’a pas encore réagi, face à ces accusations, pour le moins farfelues, elles suscitent, déjà, colère et indignation au sein de l’opinion publique.
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », disait Albert Einstein.

Oumar Babi

Canard Déchaîne

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