Pour avoir manqué de respect à l’hymne national : Tiebile Dramé remonte les bretelles au président de la CMA

Face à des autorités maliennes prêtes à tout accepter au nom de la réconciliation nationale, les « Marionnettes de la France », appelées leaders de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) se croient tout permis. A commencer par leur mépris affiché pour notre drapeau. Ou à notre hymne national.


Samedi soir, au Sheraton Hôtel de Bamako où, Pierre Buyoya  offrait une réception, à l’occasion de la journée de l’Afrique, Sidi Brahim Ould Sidati, le président de la CMA, est resté assis, au moment où tout le corps diplomatique était débout, pour saluer l’hymne national du Mali.
Colère de Mr Tiébilé Dramé, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, qui a tenu à remettre le leader de la CMA à sa place, en ces termes :
« L’accord d’Alger, c’est un tout. On ne peut pas le saucissonner selon l’intérêt du moment. L’accord d’Alger, c’est l’armée nationale reconstituée, ce sont les zones de développement économique, ce sont les réformes politiques pour renforcer la réconciliation nationale et la démocratie.
L’accord d’Alger, beaucoup l’oublient, c’est le respect de l’intégrité du territoire national ; c’est le respect de l’unité nationale ; c’est le respect de la forme républicaine et laïque de l’Etat.
L’accord d’Alger, c’est le respect du drapeau national, le respect de l’hymne national, le chant du Mali.
Or, quand le chant du Mali était entonné, au début de la cérémonie, alors que tous les diplomates et les Maliens étaient débout, avec respect et solennité, le président de la CMA, mon frère Sidi Brahim Ould Sidati était, d’abord, assis ; ensuite, quand il s’est levé, avec désinvolture, il avait les bras croisés.
L’accord d’Alger, c’est le respect de l’hymne national du Mali », a conclu le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, dans un tonnerre d’applaudissements.
Toute honte bue, le président de la CMA a ravalé son arrogance. Avant de se retrouver dans ses petites babouches.
Dommage que l’équipe de reportage de l’ORTM, sur place, n’ait pas pu montrer cette séquence à ses téléspectateurs.
Après avoir répliqué, le 20 mai dernier, sur les antennes de RFI, au général d’opérette, Pinatel qui déclarait que « les arabes et les touareg n’accepteront jamais d’être dirigés par les noirs, leurs anciens esclaves du sud », Tiéblé Dramé continue de faire la fierté de ses concitoyens à travers le monde.
« Ceux qui veulent préparer l’opinion à l’éclatement du Mali, en vérité, perdent leur temps, parce que les Maliens sont tournés, résolument, vers le redressement de leur pays et, tous ensemble, ceux du nord comme ceux du sud », a-t-il répondu au général retraité français. Sèchement. Une réplique saluée, non seulement, par les Maliens de l’intérieur ; mais aussi, ceux de l’extérieur.
Selon eux, c’est la première fois que le Mali se dote d’un ministre des Affaires Etrangères à hauteur de souhait. Du moins, depuis la mort de Me Alioune Blondin Beye, dans un crash d’avion, au large du Mozambique.
Oumar Babi

Source: Canard Déchainé

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