Mali : révisions au pas de charge avant les examens du bac

Les candidats au baccalauréat se préparent avec difficulté après une année scolaire perturbée par des grèves des enseignants.

Les épreuves du baccalauréat doivent débuter le lundi 5 août. Les élèves du public sont engagés dans une véritable course contre la montre pour se mettre à jour et ceux du privé se sentent pénalisés par cet examen tardif qui risque de gêner leurs inscriptions dans le supérieur.

Car rattraper 5 à 6 mois de cours en deux mois, c’est le défi que devaient relever les enseignants et les élèves des écoles publiques pour aller au bac. Entre séances d’exercices entre camarades de classe, cours privés et cours de rattrapage, les candidats à l’examen du baccalauréat malien ont vécu une année particulière.

Oumou Sow est élève en classe de terminale science économie au lycée Ba Aminata Diallo de Bamako.

‘’Cette année, nous avons vécu plein de secousses avec la grève des enseignants. C’était dur et c’est encore dur pour nous, parce que nous n’avons pas pu achever le programme à temps. Nous sommes donc assez en retard par rapport aux lycées privés. Nous avons peur car nous ne savons pas exactement comment affronter les épreuves du bac.’’ 

Année perturbée

La liste des difficultés pour les candidats au bac de l’enseignement public ne s’arrête pas là surtout en cette période hivernale au Mali. Du moins c’est ce que pense Assitan Cissé, élève en classe de terminale au lycée Ba Aminata Diallo :

 ‘’ Lorsque qu’on n’a pas de moyens de transport, quand la pluie tombe et que cela te trouve à la maison, tu ne peux pas sortir et tu viens en retard à l’école. Il arrive aussi que la pluie tombe lorsque nous sommes en cours, et là aussi, nous sommes obligés d’attendre jusqu’à ce que la pluie s’arrête pour rentrer à la maison.’’

Les candidats au bac des lycées privés de Bamako sont également soumis aux cours privés et aux séances d’exercice entre camarades de classe.

Rattraper le temps perdu

A la seule différence, qu’ils ont connu une année presque normale. Ils se posent néanmoins bien des questions quant aux inscriptions dans les universités étrangères pour entreprendre des études supérieures dont les rentrées sont prévues en septembre. Marie Somboro est élève en classe de terminale, spécialités langues et littérature au lycée La Bruyère de Bamako :

‘Personnellement, mon ambition était de poursuivre mes études supérieures au Maroc pour faire de la communication. Mais je me demande si cela va marcher. Le temps est court et l’année a été perturbée. Nous sommes tellement bouleversés.’’

Mahamadou Diakité, professeur de philosophie au lycée Ba Aminata Diallo de Bamako :

‘’Nous avons fait juin-juillet, 2 mois. Donc en 2 mois, nous avons demandé avec le concours des différents collègues de créer des emplois du temps en-dehors des heures normales et demandé aux élèves de venir durant les après-midis afin de rattraper le temps perdu.’’

Source: dw.com

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