Le projet de loi portant révision de la constitution a été adopté par l’Assemblée Nationale ce samedi 3 juin 2017 avec 111 voix pour, 35 voix contre, 0 abstention.

Les élus du peuple ont adopté tard dans la nuit du vendredi au samedi la nouvelle constitution du Mali. Cette constitution qui était défendue par le ministre des Droits de l’homme et de la Réforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo, sera soumise à un vote référendaire le 9 juillet prochain, selon le gouvernement.

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« L’Assemblée nationale du Mali a voté la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992 à 2h 30 par 111 voix pour et 35 contre ».

La commission des lois constitutionnelles a proposé 75 amendements qui ont été adoptés par la plénière dans le souci d’améliorer le projet qui était soumis à son analyse et de répondre aux préoccupations.

La loi votée contient beaucoup d’innovations et prend en compte les aspirations du peuple malien, selon beaucoup de députés.

« Je remercie les populations du Mali, de Kayes à Taoudenit en passant par Bamako, sans oublier les maliens établis à l’extérieur, pour leur participation à ce processus et leurs conseils à notre endroit », souligne l’honorable Zoumana N’Tji Coulibaly.

Honorable Zoumana N’Tji Coulibaly

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 L’opposition parlementaire VRD et ADP Maliba-SADI ont voté en bloc ce matin contre le texte de révision constitutionnelle adopté par l’Assemblée nationale. Les principaux griefs, objet de nos amendements sont;
– le renforcement inopportun des pouvoirs du Président de la République au détriment du Gouvernement;
– l’affaiblissement des pouvoirs du parlement en matière de contrôle, la détermination de la politique de la nation nonobstant la création d’une seconde chambre le SENAT;
– le mode different de désignation des sénateurs, par élection et par nomination du Président de la République;
-la non sanction du Président de la République en cas de manquements graves à ses devoirs;
– la violation de l’alinéa 3 de l’article 118 de la constitution qui interdit toute révision quant l’intégrité du territoire est en cause rendant impossbile la ténue du référendum dans un mois sur toit le territoire du Mali;
– le non bouclage du processus d’élaboration de la charte pour la paix qui impacter sur la loi fondamentale;
– entre autres.
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