Kamissa Camara : le « métèque » de la politique Malienne

Le monde ébahi découvre un nouveau visage de la diplomatie Malienne. Jeune, audacieuse, conquérante.

« L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation », avait proclamé Victor Hugo à son retour d’exil en 1870, et cet instinct a balayé le pire en portant Kamissa Camara à la tête de la diplomatie Malienne.

Cette nomination me donne la conviction que nous vivions les dernières heures d’un ordre ancien et que notre démocratie était mûre pour redessiner une géographie partisane dépassée. On se souvient encore il y a quelques mois de la sortie médiatique de Kamissa Camara contre le projet de révision constitutionnelle initié par le Président IBK.

 

Le chemin reste étroit pour elle surtout qu’il faut passer par des compromis avec des élites en  ruine, mais avec la dose de chance sans laquelle il n’y a pas de grande victoire, elle sera probablement le « métèque » de la politique Malienne.

 

Seule figure vraiment nouvelle qui suscite de l’espoir dans ce nouveau gouvernement, sa capacité à conduire à bien la diplomatie Malienne  est incontestable.

 

Elle  symbolise cette volonté de renouvellement qui s’exprime avec radicalité  partout au Mali. Je la préfère largement à tous les « Jeunes » rentiers de la politique Malienne.

 

L’attente est immense

Le monde ébahi, découvre en la personne de Kamissa Camara, le visage d’un Mali qui confie sa diplomatie à une jeune, audacieuse, conquérante.

 

Un Mali qui fait la place aux outsiders (hors du systèmes), qui risque et qui décidément surprend à l’heure du populisme triomphant.

Kamissa Camara devra confirmer les qualités qu’on lui prête.

 

L’attente est immense car, encore plus que dans d’autres pays Africains en guerre, notre diplomatie est minée par le népotisme, les passes droits et la corruption.

 

Les Maliens sont inquiets, or l’inquiétude alimente la colère, cette campagne présidentielle  l’a amplement démontré. Il faudra savoir y répondre.

 

Mais quand? cette colère entraîne déjà les Maliens dans le mensonge, la régression identitaire et l’enfermement.

 

Séga DIARRAH

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