Intégration africaine : Les réformes de l’Union africaine au cœur de la SIA

Dans le cadre de la traditionnelle célébration de la naissance de l’Organisation de l’unité africaine, survenue le 25 avril 1963, devenue l’Union africaine depuis 2002, le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine a organisé, le jeudi 24 mai 2018 à l’Hôtel Sheraton, une journée d’information sur les grandes réformes en cours de l’UA dans le cadre de la Semaine de l’intégration africaine (SIA). Il s’agit, entre autres, des affaires politiques, la paix et la sécurité, le financement de l’UA et la représentation de l’UA à dans le monde.

La cérémonie d’ouverture était présidée par Dr. Abdramane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, en présence de Pierre Buyoya, haut représentant du président de la commission de l’UA et chef de la Misahel.

L’objectif de la célébration de la SIA est de réaffirmer l’attachement de notre pays à l’unification du continent africain. Du 24 au 26, plusieurs activités étaient au programme. Le coup d’envoi  des  activités de l’édition 2018 a été donné à travers une journée d’information sur les réformes de l’UA. Il s’agissait, pour les participants, de faire l’état des lieux des réformes essentielles actuellement engagées pour améliorer la gouvernance de l’Union africaine, rationaliser son champ d’action et conforter son autonomie financière.

A  cet effet deux présentations ont été faites. Une première présentation portant sur les axes prioritaires de la réforme a été faite par Pierre Buyoya. Il a retracé le processus de réforme de l’UA de 1963 à nos jours, avant de parler des axes prioritaires de la réforme actuelle qui sont, entre autres, les affaires politiques, la paix et la sécurité, le financement de l’UA et la représentation de l’UA dans le monde.

Quant à la deuxième  présentation, elle a été faite par Fafré Camara, ambassadeur du Mali auprès de l’UA. Elle a concerné l’approche et la mise en œuvre de la zone de libre-échange économique continental. Pour S. E.  Camara, ces réformes aboutiront, parce qu’elles sont portées cette fois-ci par les chefs d’Etat mêmes de l’UA, contrairement aux précédentes réformes.

Auparavant dans son discours d’ouverture, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Abdramane Sylla, a adressé la profonde reconnaissance des autorités maliennes à l’UA et à la Cédéao, pour leur soutien au processus de consolidation de la paix dans notre pays après la crise multidimensionnelle de 2012. Il a aussi rappelé le rôle joué par le Mali dans le raffermissement de l’unité africaine et la perpétuation de l’idéal panafricain.

Le samedi dernier, sous l’égide du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéna Coulibaly, représentant le Premier ministre, il a été procédé à la montée des couleurs au monument de la Tour d’Afrique.

O.D.

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SIA : Le mécanisme sécuritaire de la Cédéao au cœur de l’événement 

 

Pour commémorer le 43e anniversaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest  (Cédéao), le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine a organisé, le samedi 26 mai 2018, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, une conférence sur l’architecture régionale de paix et de sécurité de la Cédéao face à la problématique de la lutte contre l’extrémisme violent au Sahel et en Afrique de l’Ouest. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mamadou Diaby, secrétaire général du ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, en présence de Chaka Aboudou Touré, représentant de la Cédéao au Mali.

 

Chaque année, le Mali organise la Semaine de l’intégration africaine, qui s’ouvre sur la commémoration de la Journée de l’Afrique, le 25 mai et qui se referme par la célébration de l’anniversaire de la Cédéao, le 28 mai. L’objectif de cette semaine est de réaffirmer l’attachement du Mali à l’unification du continent africain.

Pour l’édition 2018, une conférence sur l’architecture régionale de paix et de sécurité de la Cédéao face à la problématique de la lutte contre l’extrémisme violent au Sahel et en Afrique de l’Ouest, a été organisée à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, le samedi 26 mai 2018.

A l’origine la Cédéao portait un projet essentiellement économique et s’interdisait toute ingérence dans les affaires intérieures de ses membres. La sanglante guerre du Libéria a été pour elle le déclencheur d’un changement radical de vocation.

Dans son discours d’ouverture Mamadou Diaby, a, au nom du gouvernement du Mali, remercié la Cédéao pour les nombreux sacrifices consentis dans le règlement de la crise multiforme que notre pays a connue. Pour lui, la Cédéao a toujours été citée comme un exemple pour sa marche déterminée vers une intégration de plus en plus poussée et de ses Etats membres.

A cette conférence, deux communications ont été présentées. La première, par Chaka Aboudou Touré, représentant de la Cédéao au Mali, avait comme thème : “L’architecture régionale de paix et de sécurité de la Cédéao à l’épreuve de la crise malienne : bilan et leçons apprises”. La deuxième communication portait sur le terrorisme et l’extrémisme violent au Sahel et en Afrique de l’Ouest : “Enjeux, défis, et réponses africaines”. Elle a été présentée par Boubacar Gaoussou Diarra, ancien Ambassadeur du Mali en Tunisie.

O. D.

 

Source:  L’Indicateur du Renouveau

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