IBK ET SOUMI : De mauvais exemples pour les générations futures !

Ils sont, au jour d’aujourd’hui, les deux plus grosses figures du microcosme politique malien. Ils font également partie des plus âgés, et donc, appelés à donner d’exemplaires leçons de sagesse à leurs cadets, voire, à l’ensemble des maliens en vue de moraliser le jeu politique et institutionnel.

Mais, contrairement à cet idéal, Ibrahim Boubacar Kéita, Président de la République du Mali et Soumaïla Cissé, Chef de file de l’Opposition, se livrent à des querelles qui, en aucune manière, ne sauraient honorer leur personnalité.

Lorsqu’après la démission forcée de Soumeylou Boubeye Maïga dont toutes les forces en présence, avaient demandé le départ de la Primature et suite à laquelle démission, une démarche rassembleuse avait pu réunir les acteurs de la scène politique et sociale, l’opinion publique nationale s’attendait certainement à un réel apaisement entre les forces rivales qui s’étaient, jusque-là, entredéchirées pour l’accès au pouvoir.

Mais lors de la récente interview donnée par IBK au Journal « Jeune Afrique », où, en faisant allusion aux frustrations de Soumaïla Cissé, il l’a ouvertement traité d’inconsolable pour n’avoir point eu accès au Palais de Koulouba suite au scrutin présidentiel dernier, les hostilités intestines ont immédiatement repris entre les deux hommes que l’on croyait « réconciliés ». Ces propos d’IBK ont manifestement jeté de l’huile sur le feu en remuant amèrement le couteau dans la plaie. Soumaïla Cissé qui ne s’est pas laissé faire, n’a pas attendu longtemps pour répondre à IBK, en le traitant, à son tour, de « petit monsieur ».

Cette réplique logique suffisait déjà pour ramener les deux leaders à leurs vieilles amours. L’atmosphère sociopolitique dangereusement envenimée par ces provocations d’IBK, de surcroît, en tant que premier magistrat de l’Etat, nous amène à nous interroger pour savoir de quoi sera fait demain. Allons-nous continuer dans une démarche honteuse au moment même où le pays se trouve à une phase charnière de son histoire et où l’existence même de la République se trouve être gravement menacée par une insécurité multidimensionnelle ?

Arrivés au crépuscule de leur carrière politique et institutionnelle, Ibrahim Boubacar Kéita et Soumaïla Cissé sont, actuellement, en train de donner de pires exemples aux générations montantes qui ne sauraient aucunement voir en eux, des repères à suivre en raison de leur « soif maladive » de diriger le Mali tout en foulant au sol, les principes élémentaires de la légitimité populaire. Ces deux hommes indéniablement désavoués par les maliens, gagneraient mieux à s’effacer dignement de la scène publique plutôt que continuer à la polluer de bassesses à travers des déclarations aussi bien vindicatives qu’infantiles.

La Rédaction

LE POINT DU MALI

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