« Facrbookan »: sanction divine contre le ministre de l’immoblité résiduelle

Suite à la forte pluie de ce mardi matin, l’entrée du ministère des Transports et de la mobilité urbaine était obstruée par un petit marigot. Cela a fait le buzz sur les réseaux sociaux et suscité les commentaires les plus sarcastiques de la part des Facebookeurs. « Le ministre de pluie » n’avait-il pas prévu aussi la circulation fluviale alternée pour accéder à son bureau ? Pour n’avoir pas pris des dispositions face à une situation qui prévalait bien avant son installation, d’aucuns proposent de rebaptiser le ministère et de l’appeler désormais ministère de l’immobilité urbaine et des va-et-vient inutiles. En référence à son opération de circulation alternée. Ces défenseurs sont sans voix quand d’aucuns brandissent une sanction divine contre les détours imposés aux usagers à Bamako et la concurrence déloyale livrée à la Venise malienne. Voici votre Facebookan du mercredi 21 août 2019.

Adama Sidibé : je pense très sincèrement Désiré Diarra que, quel que soit la prévoyance dans la construction qui n’est qu’humaine, on ne peut rien contre les aléas climatiques si l’on sait que beaucoup de choses dépassent la prévision pluviométrique. La météo le sait. Il ne s’agit pas d’être proche à qui que ce soit sinon des familles ont été envahies par l’eau jusqu’à mort d’hommes s’en est suivi. Nul ne veut cela. La météo sur des calculs scientifiques propres et idoines peut dire que Bamako, Ségou et autres localités recevront cette année telle et telle quantité suivant les localités, mais les données réelles du terrain vont changer tout en baisse ou en hausse.

Lamine Traoré : c’est la triste réalité de notre cher pays. Cette voie est ainsi depuis belle lurette, avec l’installation du ministère on a cru qu’il y aurait un changement, mais hélas !

Ibrahim Traoré : ce n’est plus Mopti qui est la Venise malienne. C’est de la concurrence déloyale.
Guindo Raky : voilà des choses à combattre au lieu de s’acharner sur la révision constitutionnelle.

Kassim Traoré : Dieu ne dort pas, le ministre Ly des rues barrées, la pluie a fait son travail devant votre ministère. La mobilité y est réduite.
Le ministère de la mobilité devient mobilité réduite. Qu’il commence par rendre mobile chez lui d’abord, au lieu d’aller barrer nos rues tôt les matins.

Abdoulaye Koné : ministère de la Mobilité, mais la Mobilité est quasi impossible. Il faut alors le transformer en ministère de l’immobilité.

Hama Domo : j’avais dit de changer le nom du ministère de la Mobilité urbaine en «ministère de la mobilité aquatique». Le ministre sans doute se sert d’une pinasse pour accéder à ses bureaux.

Abba Sow : hum c’est vraiment méchant de ta part, comment tu peux réfléchir ainsi, vraiment triste.

Bougouri Mamadou Diarra : mais ne soit pas dur avec nous là, on a trouvé que c’était déjà comme cela.

Kimparana Santoro : Bougouri Mamadou Diarra, mais quelle foutaise, vous avez trouvé comme cela et donc ça doit rester comme cela quoi ? Encore et encore très loin du changement attendu.

Bougouri Mamadou Diarra : On fera ce que nous pourrons inch’Allah.

Abba Sow : hey il n’est pas le ministre de l’urbanisme ni de l’Aménagement ou celui des travaux publics, donc vraiment vraiment.

Sokhona Niane : moi quand je vois son visage tout mignon et après je regarde son ministère vraiment mon cœur pleure.

Zakariyaou Fomba : ce n’est pas grave, il faut appeler la COMANAV.

Békaye Konaré : pardonnez hein, pour une fois qu’il y en a un qui essaie de faire part de son existence. Il ne faut pas que vous le poussiez à devenir ministre fantôme.

Bougouri Mamadou Diarra : Moustaph Maiga dit à Kassim Traoré que nous ne sommes pas responsables de la mobilité de l’eau, mais des usagers des voies urbaines.

Abdoulaye Niang : tu as oublié que la mobilité concerne également le transport fluvial, et aérien… Notre ministre a son jet ski et son hélicoptère.

Mamadou Moussa Diarrah : le ministre doit appeler l’ORTM et nous dire comment le personnel fait pour circuler.

Docteur Thera : c’est lui qui nous informe chaque fois de l’arrivée des pluies en invitant à la vigilance, lui-même n’est pas vigilant.

Harber Cisse : pourtant c’est un ministère qui détient des cadres de qualité.

Harber Cisse : franchement, ce ministère en termes de résultats ne nous gratifie de rien. Toutes les routes au Mali sont dégradées. Bamako sur ce point ne fait pas honneur au Mali. Gao, Kayes c’est la misère des populations et pourtant, Mme le ministre est toujours reconduite.

Boncana Maïga : ils peuvent expérimenter la circulation fluviale alternée.

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