Entretien à bâtons rompus avec le député Zoumana Ntji Doumbia

Le gouvernement malien a lancé un dialogue national inclusif où toutes les composantes de la nation sont appelées à échanger et à chercher des solutions aux crises majeures que connaît le pays. Le dialogue se déroule, depuis quelques semaines, au niveau communal et là-dessus, votre journal a rencontré l’honorable Zoumana N’Tji DOUMBIA, député de Bougouni et président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale.

Doumbia salue la tenue de l’atelier de validation des termes de référence du Dialogue National Inclusif qui, selon lui, a permis à tous les partis politiques, à la société civile, aux légitimités traditionnelles et religieuses d’accorder leurs violons. Notre interlocuteur se réjouit aussi de ce que le dialogue ait commencé au niveau communal avant d’atteindre, par un système pyramidal, le niveau régional et le niveau national. « Nous avons constaté avec beaucoup de joie que le processus s’est bien déroulé dans plusieurs communes du Mali. C’est le même constat au niveau des cercles qui ont également pu tenir 2 jours de séances. J’ose espérer que la phase régionale se passera aussi bien », confie Zoumana Ntji Doumbia.

S’inquiète-t-il du fait que la majorité de l’opposition boycotte le dialogue ? Réponse de Doumbia : « Vous savez, l’essentiel est que les fils et filles qui l’ont voulu participent au dialogue. On ne pourra jamais faire l’unanimité autour d’une question. Mais il est important d’avoir le point de vue de toutes les composantes du pays. C’est vrai que certains se sont rétractés après la validation des termes de référence, mais j’espère qu’ils prendront le train en marche car aucun sacrifice n’est de trop pour le Mali. Il n’y a pas eu de difficultés majeures au niveau des communes et des cercles. Nous sommes jusqu’à présent en train de prendre les préoccupations des uns et des autres en compte.

Les résolutions finales du dialogue seront-elles appliquées ? Doumbia pense que oui. « Je suis optimiste par rapport à l’application des recommandations, étant donné que le Premier Ministre enend les incorporer dans la déclaration de politique générale du gouvernement qui sera bientôt présentée à la représentation nationale. L’espoir est permis de voir notre pays se stabiliser et sortir de la crise ».

Réalisée par Alassane CISSE

Source: Le Procès Verbal

 

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