ELECTION DES DEPUTES DES MALIENS DE L’EXTERIEUR : REFUS DE L’INJUSTICE

Tout d’abord, il me plait de préciser, qu’en ma qualité de malien établi à l’extérieur, je ne suis encarté dans aucun parti politique, encore moins engagé dans aucune organisation de la diaspora. Pour autant, cela ne fait pas de moi un citoyen moins que les autres.

L’occasion m’a été donnée ces derniers temps d’apprécier les actions d’une organisation de la diaspora identifiée sous le nom du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM). A travers une de ses dernières actions, mettant en avant une ancienne demande de la diaspora malienne portant sur l’élection des députés des maliens de l’extérieur, j’ai décidé d’apprécier le combat qu’il mène et même prendre part à son action dans l’intérêt exclusif de la diaspora. A cet effet, je me mettrais en rapport avec son siège national, afin d’être orienté concernant les conditions d’adhésion.

Toutefois, j’ai été désagréablement surpris de lire dans un hebdomadaire de Bamako, dénommé « Azalaï Express » dans sa parution numéro 031 du lundi 10 septembre 2018, un article mettant en cause le bienfondé de l’action du CSDM, appelant les hautes autorités de notre pays à prendre en compte la préoccupation essentielle de la diaspora portant sur l’élection des députés des maliens de l’extérieur. Le contenu de cet article m’a interrogé. Comme tel, je questionne le directeur de publication de ce journal, concernant sa bonne foi. Car, je ne peux admettre, qu’il soit en désaccord de fond sur la légitimité de la lutte que mène le président du CSDM et son organisation pour faire aboutir une revendication ancienne  qui s’enracine dans le mouvement démocratique depuis 1991.

S’il n’est pas en désaccord avec le bienfondé de la légitimité, aurait-il un problème particulier avec le président du CSDM qu’il accuse de vouloir se servir? En admettant que c’est bien le cas, le président du CSDM est-il un citoyen moins que les autres ? N’a-t-il pas le droit, comme tout autre malien de prétendre à une fonction élective ?

De la réponse à ces questions dépendra et apparaîtra la bonne ou mauvaise foi de Mr Hamadoun MAIGA dit Harber directeur de publication du journal en question.

Pour ma part, je partage amplement la pertinence du point de presse incriminé, ainsi que la légitimité de l’organisation CSDM qui l’a initié. Je retiens que l’intention du journal serait de nuire à la personne du président. Aucun membre de la diaspora, pourvu de sa raison, ne peut dénier au président du CSDM et son organisation  la pertinence de la bataille qu’ils ont médiatisée à partir de ce point de presse du mardi 4 septembre que vous incriminez, monsieur le directeur de publication de « Azalaï express »

Nous maliens de la diaspora, sommes assez loin des querelles de personnes, nous ne regardons que l’efficacité des hommes, ainsi que leurs pouvoirs de représentation. Le CSDM et son président méritent d’être félicités, au lieu d’être vilipendés. D’ailleurs, les grands médias nationaux et internationaux (ORTM, TV5…) n’ont-ils pas positivement réagit à leur action? Ceci rend inopérante l’intention mal vaillante que cet article recouvrirait.

Comme vous le voyez, mon intention, en tant que auteur de cet article, est de lutter contre l’injustice que cet article de Azalaï fait subir à l’organisation du CSDM et son président, susceptible d’impacter négativement le but assigné au point de presse. Aucun malien de la diaspora ne saurait admettre que l’objectif assigné à ce point de presse soit entaché par des querelles d’égo. C’est pourquoi, en ma qualité de citoyen libre de tout engagement politique et associatif, j’ai décidé de rendre ce coup de gueule tout en espérant que beaucoup d’autres compatriotes de l’extérieur, tout comme de l’intérieur s’indigneraient, afin que l’objectif de cette belle lutte ne soit pas anéanti.

N’famara DEMBELE dit Omar, malien résidant à EICHENAU en ALLEMAGNE

 

Source: Le Pays

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