Echanges fructueux entre Boubacar Alpha Ba et les cadres de Kayes sur législatives du 29 mars 2020

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, arrivé, vendredi à Kayes (Ouest),a animé, samedi,une conférence de cadres pour faire le point sur les préparatifs et les enjeux des législatives du 29 mars 2020.

 

La conférence des cadres a été l’occasion pour M. Ba d’édifier davantage les forces vives de la Région de Kayes sur le processus électoral dans le but de tenir les élections dans un climat apaisé.

Le gouverneur de la Région de Kayes, Mahamadou Zoumana Sidibé, en présence des préfets des cercles, des élus locaux, des chefs de services régionaux (civils et militaires) et de la société civile, a dressé l’état des lieux des préparatifs des élections. Il a indiqué que la Région de Kayes compte 97.219 électeurs repartis entre 2.942 Bureaux de vote. Au total, 56 listes, soit 166 candidats dont 47 femmes et 119 hommes, pour 21 sièges.

S’agissant du taux de retrait des cartes d’électeurs, le gouverneur a souligné que la région était à 33%, jeudi 12 mars. Sur le plan sécuritaire, il a déclaré que toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des populations, comme l’atteste la tenue des « patrouilles mixtes ».

Quant au ministre Boubacar Alpha Bah, il a rappelé que l’organisation de ces élections est une recommandation du Dialogue national inclusif. Après « cet appel pressant du peuple à aller aux élections », le gouvernement s’est aussitôt mis à la tâche pour l’application des résolutions de ce Dialogue, d’où les scrutins du 29 mars. Selon le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, pour la bonne marche de ces élections, trois préoccupations majeures s’étaient posées : la crédibilité du fichier électoral, le problème de procuration et celui des assesseurs. « Toutes ces préoccupations ont déjà été prises en charge », a assuré ministre.

« Le fichier électoral a été audité par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et les experts internationaux, l’octroi de la procuration a été autorisée, conformément à la loi. Il y aura, également, deux assesseurs des partis politiques dans les bureaux de vote : 1 de la majorité et 1 de l’opposition. Les deux autres seront choisis par l’Etat. « Et pour la procuration, les préfets sont appelés à les livrer conformément à la loi », a expliqué le ministre Boubacar Alpha Ba.

Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a annoncé une grande « Action citoyenne » pour la participation massive des citoyens aux élections. Cette action consiste à recruter des volontaires qui feront du porte-à-porte pour apporter les cartes d’électeurs aux populations, tout en leur indiquant, également, leurs différents bureaux de vote. Le ministre Ba a, aussi, invité les partis politiques à mobiliser leurs militants pour le retrait des cartes d’électeurs, lesquelles constituent leurs armes.

Il a rappelé que  2020 est une année électorale, car après ces législatives, le renouvellement des Conseils de cercle et des Conseils régionaux est en vue. Ces conseils, faute d’élections ont fait 10 ans sans être renouvelés. Il a indiqué que pour diminuer les dépenses électorales, la Délégation générales aux élections (DGE) et la CENI seront fusionnées en un seul organe chargé de la gestion des élections.

Après son intervention, plusieurs intervenants ont souligné leurs préoccupations auxquelles le ministre a donné des assurances.

Dans un entretien avec l’AMAP, avant la visite du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le préfet du cercle de Kayes, Bernard Coulibaly, avait édifié sur les préparatifs pour la bonne organisation des scrutins législatifs. « Nous avons mis en place un cadre de concertation (administration, partis politiques) pour maintenir les contacts et dissiper beaucoup d’inquiétudes, notamment par rapport au choix des accesseurs dans les circonscriptions électorales où la majorité et l’opposition se retrouvent sur la même liste de candidature. Ce choix est difficile. A part ces observations, il n’y a pas d’autres problèmes majeurs. Les rapports entre les partis sont bons », a souligné le préfet.

Dans la région, certains sont surpris de voir sur les mêmes listes dans certaines circonscriptions électorales, les noms du candidat ou des candidats du parti majoritaire (RPM) et de l’opposition (URD). Dans la ville de Kayes, on note la candidature d’un chef de parti, en l’occurrence Aliou Badara Diallo, président d’honneur de l’ADP-Maliba, tête de liste de l’alliance « Benso » qui regroupe les partis (ADP-Maliba, ADEMA et URD).

Certains activistes ne souhaitent pas la réélection de certains candidats sortants qu’ils accusent d’« immobilisme » durant leur mandat. Ils attribuent les problèmes de développement de Kayes à certains de ses députés qui se soucient peu des préoccupations de la base.

BMS/OB/MD

(AMAP)

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