Dialogue national inclusif: le POCIM déplore l’absence de l’opposition dans le processus

La Mission d’observation électorale du POCIM (MOE POCIM), a participé, à travers ces 88 observateurs à long terme (OLT) déjà déployé sur le terrain, aux assises de la phase locale du Dialogue nationale inclusif (DNI) qui s’est déroulé les 14 et 15 octobre 2019. Des constats de ces observateurs, il ressort que les assises ont eu effectivement lieu dans la majorité des cercles du Mali et dans les six communes du district de Bamako.

Dans un communiqué en date du jeudi 17 octobre 2019, signé de son chef de Mission, Dr Ibrahima SANGHO, le POCIM salue le respect du calendrier, tout en observant l’absence du DNI dans certains cercles de la région de Kidal ; notamment Tinessako, Abeibara et Achibogho.
Par ailleurs, la MOE POCIM constate et s’inquiète de l’absence, jusqu’à cette phase du DNI, de certains partis politiques et regroupements de partis politiques de l’Opposition, de certaines Organisations de la société civile et de certains signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger de 2015.
La MOE POCIM encourage le Gouvernement, le Triumvirat, le Comité d’organisation, les acteurs politiques et les signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à poursuivre les consultations nécessaires en vue d’un dialogue véritablement inclusif au Mali. Pour sa part, la MOE POCIM demeure mobilisée et vigilante pour suivre et rendre compte du déroulement du DNI dans ses prochaines étapes.
De la synthèse du POCIM a ce stade du DNI, il ressort que les préoccupations majeures des citoyennes sont relatives à l’insécurité, l’injustice et l’impunité.
Aussi, les participants aux différentes phases du DNI ont déploré la faiblesse de l’Etat, les conflits liés à la gestion du foncier, des ressources minières et des aires de pâturages. Ils ont aussi constaté une crise de confiance entre gouvernants et gouvernés de même que la diversité des structures dans la gestion des élections. Dans le contexte de notre pays, les élections sont à la fois gérées par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation ; la Délégation générale aux élections ; Commission électorale nationale indépendante et Cour Constitutionnelle.
Autres constats amers qui ressort des synthèses du POCIM, le déficit de communication sur la révision constitutionnelle et le manque de transparence dans la gestion des finances publiques.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source: info-matin

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