Dialogue dit inclusif des pays africains : Un mécanisme de neutralisation des mouvements sociaux

Cette année 2019, dans les États sous l’influence et le néocolonialisme français, des mouvements de revendications populaires ont surgit partout, comme en France elle-même, avec les gilets jaunes. Ses revendications sont diverses et variées, il s’agit notamment : de l’éradication de la misère économique, l’insécurité, les maladies, les régressions sociales… Incapables de donner une suite favorable à ses revendications, les gouvernants essaient d’endormir l’opinion avec des assises qui n’aboutiront en rien à cause de leurs caractères mais qui justifient des sorties d’argent.

En réalité, les peuples ont compris aujourd’hui que le capitalisme ne peut pas leur offrir une vie honorable, il a mis à terre tous les progrès sociaux instaurés par les tendances socialistes qui n’ont pas voulu le violenter. Mais le monstre a cru parvenir à convaincre les peuples. Maintenant, il n’ira plus loin car enfin le réveil s’est pointé dans les consciences des couches défavorisées.

Ainsi, la France d’Emanuel MACRON essaie de tromper les gilets jaunes portant le message de la France populaire avec des rencontres dites “Grand Débat”, au sud, le Burkina Marc Christian KABORÉ nous vient avec une Dialogue Politique du 15 au 22 juillet 2019, Paul BIYA au Cameroun en fait autant du 30 Septembre au 04 Octobre 2019 et le Mali du Président Ibrahim Boubacar KEITA d’emboiter le pas avec un Dialogue Politique ou National Inclusif en phase préparatoire. Il faut noter que c’est toujours la France l’officielle et ses élèves élites aliénées aux commandes des Etats africains en cours à l’école. Tous ont le même caractère, non contraignants en ce qui concerne les recommandations et le mode d’opération qui demeure un dictat gouvernemental, surtout le choix du Directoire des assises.

Pour s’en convaincre, il suffit de comprendre cette affirmation d’IBK selon laquelle « ce n’est pas une conférence nationale, ni un troisième tour », comme pour minimiser les recommandations. À l’en croire, plus rien de bon ne sortira de ses Dialogues puisqu’il s’agit de calmer les tensions sociales et non de les soigner. Pour le cas malien, tout comme pour les autres, ce n’est pas un problème entre les partis politiques, mais c’est un problème entre les gouvernants oppresseurs cupides et les gouvernés.

En particulier au Mali, les conséquences de ce Dialogue en vue sont, le gaspillage de l’argent public, l’enrôlement d’un maximum de citoyens dans le programme de morcellement du territoire national par “la décentralisation poussée” dans  la dictée française appelé «Accord pour la paix » d’Alger 2015. Les tenants des pouvoirs sous l’influence de l’oligarchie française veulent faire croire que les problèmes contre lesquelles les peuples se battent constituent des failles de leur système alors que ce sont ses résultats scientifiques.

La réalité est que les peuples ne veulent plus de réparation du système mais sont en lutte pour une alternative crédible au capitalisme monstrueux qui ne favorise qu’une bourgeoisie affairiste et oligarchique. Afin, il faut retenir que l’alternative réside dans la destitution des gouvernants aliénés à l’oligarchie financière.

Daouda Z KANE

Source: Le Confident

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