Scandale à la police : le per diem des policiers détournés par la hiérarchie

« Au Mali, la coordination des syndicats de la police nationale est sur le pied de guerre. Les policiers menacent d’entreprendre des actions de protestation contre le ministre de la sécurité et de la protection civile, général de division Salif Traoré, pour réclamer des per diem liées à la sécurisation de l’élection présidentielle de 2018 et celle de législative de 2020.


Ils ont été gérés cette fois-ci par les gouverneurs de régions et du District en collaboration avec les directeurs régionaux de la police et ceci est une initiative du ministre.
Les per diems lors du 1er et 2è tour de l’élection présidentielle passée ont été gérés par les gouverneurs de régions et du district en collaboration avec les directeurs régionaux qui ont fait le point après l’élection. Il est important de souligner que dans beaucoup de localités, les autorités ont bouffé la totalité de l’argent des policiers déployés ce jour en complicité avec la hiérarchie.
En principe selon le Syndicat Autonome de la Police, chaque policier déployé doit avoir une somme de 5.000 par jour et ils travaillent pendant 7 jours (3 jours avant, 3 jours après et le jour J) ce qui fait une somme totale de 35.000 FCFA par élément.
Selon nos informations, les autorités sont en train de sucer le sang des policiers en les donnant des sommes minables au lieu de donner 35.000, ils donnent 20.000, 25.000 FCFA à chaque élément au vu et au su du ministre de tutelle et la direction générale.
Ce même syndicat a saisi le ministre de la sécurité depuis 2018 pour son implication afin de trouver une solution à cette injustice mais hélas, donc ils se demandent si le ministre même n’est pas complice de ce vol flagrant car après avoir été saisi d’un cas, le même problème persiste et signe, pas de sanction à qui la faute ?
Pour le cas de Bamako, le directeur régional de la police en collaboration avec le gouverneur a donné la somme exacte à tous les commissariats de Bamako afin de payer bien les policiers mais on a constaté que certains commissaires ont coupé l’argent de leurs éléments tout simplement ils sont le chef. Cet acte est décrié par les policiers et certains syndicats en collaboration avec une association sont prêts à porter plainte contre X pour corruption et vol.
Les plus hautes autorités sont interpellées afin d’éradiquer à ce fléau qui est en train de prendre de l’ampleur au sein de la police.
Rappelons que le ministre n’est plus capable de gérer la police pour preuve, le recrutement de la police de 2018 a fait beaucoup de bruits au vu et au su du ministre de la sécurité. Si l’opération de 2017 a connu moins de bruits, celle de 2018 qui vient de connaître son épilogue ce mois décembre fait grincer des dents tellement que la fraude, le népotisme et le clientélisme ont été trop flagrante dans ce concours.
Les 5 étapes du concours à savoir les épreuves sportives, les visites corporelles, les épreuves écrites, la visite médicale et l’épreuve oral ont vu des candidats échoués aux premières épreuves mais miraculeusement admis aux épreuves suivantes et aux épreuves finales.
Par exemple, un candidat exclus à la première épreuve sportive se retrouve admis à l’épreuve finale la cinquième qui est l’oral. C’est le comble.
LA MAGOUILLE A CIEL OUVERT ET DES RESPONSABLES DE LA POLICE MOUILLÉS JUSQU’AU OS.
Sekon nous informations, des responsables de la police ont fait du recrutement un véritable fond de commerce et de proxénétisme.
Tenez vous bien, nous apprenons que le chef personnel de la Direction générale de la Police M. Ali Doumbia, aurait fait passer sa femme Mariam Kassambara comme commissaire dans ledit recrutement sans compter plus de 32 personnes protégés dont il aurait reçu d’eux des sommes allant de 500.000 à 750.000 francs FCFA moyennant une admission.


Nous apprenons aussi que Le commissaire du 5ème Arrondissement de Mariam Doumbia aurait pris de l’argent avec 27 personnes en raison de 750.000 par personnes en complicité avec le Directeur du personnel Mamoutou Dembele pour les permettre de devenir policier. Vous ne rêvez pas, c’est patent et certains témoins qui ont donné sans être admis comme promis commencent à broncher.
Quand au Directeur Général de la police lui-même, Mohamed Ag Infahi aurait au vu et au su de tout le monde fait passer aussi son neveux Mohamed Diakite (le fils de sa sœur de lait) comme commissaire dans la division ressources Humaines au détriment de fils des pauvres.
Pour le DRH son cas de favoritisme crève les yeux et dépasse tout entendement. Il aurait aussi fait passer sa propre fille, la nommée Aissata Soumoutera comme commissaire et l’inspecteur en Chef du Ministère Samba Keita a aussi fait passer 4 de ses propos enfants dont sa fille Kadiatou Keita, aussi comme commissaire hors elle ne répond pas au profil demandé. Les fils des pauvres peuvent aller paître. Ils s’en foutent éperdument de l’éthique et la déontologie encore moins de l’honneur.
Le chef de cabinet commissaire divisionnaire Bakoun Kanté, homme à tout faire du Ministre aurait aussi fait passer plusieurs personnes dont le nommé Djibril Sanou né le 19 Mars 1997 donc 22 ans comme commissaire. C’est la loi du plus fort et du plus offrant.
Pour résumer, de la DRH à l’inspection de la police passant par la Direction générale chacun des éléments en service au sein de la Commission de Recrutement n’a pas moins de 60 personnes protégées et défendus soit moyennant de l’argent, soit par relations parentales ou amicales, et ce en raison de 500 mille francs par candidat et même plus. Une grosse manne financière. Le hic, par gourmandise, ils ont pris trop d’argent que de places disponibles. Certains ont déjà même versé les frais mais n’ont pas encore pu être recruté.
Paradoxalement à cette mascarade, certains responsables de certains services centraux de la police qui sont honnêtes intègres et proches de la retraite, n’ont pas pu faire recruter un seul de leur propre fils comme relève à la police
Nous y reviendrons pour plus de détails ! »

Propos reçu par Pr. Clément Dembele via
Gaoussou Kanté

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