Mali : La corruption, ce Worm qui contamine les secteurs de développement

Lundi 16 septembre 2019 s’est tenue à l’hôtel Maeva une formation d’une dizaine de journalistes et de blogueurs maliens sur le phénomène de la corruption.

 

Entretenir les journalistes sur la corruption, ce worm des services publics et privés, a servi de but à un atelier de formation qui a ouvert ses portes le lundi dernier. Durant la première journée de cette session, les hommes de médias ont pris connaissance, avec M. Patrick Rafolisy, spécialiste en lutte contre la corruption, de la définition, de la forme ainsi que de l’ampleur de ce phénomène de la corruption au Mali. Il ressort de ces explications qu’en Afrique, selon le rapport de Baromètre mondial de la corruption Afrique 2019, que la confiance de toutes les personnes sondées sur l’état de corruption des institutions repose sur les chefs religieux.

Ces explications de ce rapport ont permis de comprendre qu’en termes de paiement contre service, c’est les jeunes qui arrivent en tête. Partant, il a demandé l’engagement des citoyens afin d’arriver à lutter efficacement contre ce phénomène et ouvrir les portes au développement de toute la nation.

De son côté, Issa Karounga Kéita, juriste, est intervenu sur le cadre juridique de lutte contre la corruption au Mali. À ses dires, le problème du Mali en matière de lutte anti-corruption n’est pas lié à une absence de textes. Au niveau sous-régional aussi bien que national, plusieurs textes ont été ratifiés afin de lutter efficacement contre ce fléau, précise-t-il avant de déplorer la non-application de ces textes par faute de réelle volonté politique.

Quant à Sidiki Traoré, coordinateur de la Plateforme de Sikasso, celui-ci s’est attelé à une présentation de sa plateforme ainsi que des actions qu’elle a eues à poser en termes de lutte contre la corruption. Selon ses explications, cette plateforme de lutte contre la corruption évolue au niveau des corridors routiers afin de mettre fin aux tracasseries routières. Dans ce sens, plusieurs actions ont été menées dans la région de Sikasso. Cette Plateforme est appuyée par Mali Justice Project.

Parlant des tracasseries routières, cet aspect a été longuement abordé par Salihou Guiro, chargé de sport à Mali Justice Project. Dans sa communication, il a fait comprendre la différence entre poste de contrôle et poste de sécurité après avoir déploré toutes les confusions que font les usagers entre les deux. À ses dires, un poste de sécurité est institué en cas de besoin pour assurer la sécurité. Le contrôle qui s’y effectue est fait par des militaires. C’est aux postes de contrôle que les personnes, les marchandises, etc., sont contrôlées. « Un policier ou un gendarme n’est pas habilité à demander la carte de vaccination à un passager », a-t-il souligné pour faire remarquer les abus de pouvoir qui se font au niveau de ces postes de contrôle. M. Guiro s’est également appesanti sur les structures étatiques mises en place pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens.

Rappelons que cette formation est une initiative du projet de l’ONG américaine, USAID, intitulé Mali Justice Project. Depuis sa mise en place, ce projet a noué des partenariats avec les hommes de médias pour l’atteinte de ses objectifs de lutte contre la corruption.

F. TOGOLA

Source : Le Pays

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