Fête de l’Europe : UNE OCCASION DE RAPPELER L’EXCELLENCE DES RELATIONS ENTRE LE MALI ET L’UNION EUROPéENNE

Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Europe, la Délégation de l’Union européenne au Mali a organisé jeudi dernier une réception à la résidence de l’ambassadeur de l’UE, sise à Badalabougou. Autour de l’ambassadeur de l’UE, Alain Holleville, cette importante cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement. C’était également en présence de nombreux diplomates et d’un parterre d’invités de marque.


Dans son allocution de bienvenue, l’ambassadeur de l’UE au Mali a rappelé que formellement c’est la Déclaration Schuman du 9 mai 1950 qui a ouvert la porte au Traité de Rome, fondateur du marché commun, puis à tous les Traités conduisant peu à peu à l’UE actuelle. L’autre volet de la symbolique, a ajouté Alain Holleville, c’est le fait que cette Déclaration de mai 1950 développe aussi la relation toute particulière entretenue avec l’Afrique.
«C’est ainsi que dès 1950 étaient énoncés des principes et des objectifs que l’on retrouve exprimés dans la Convention de Cotonou, dont la révision est actuellement en cours», a-t-il déclaré. Pour le diplomate européen, l’UE reste de loin le premier donateur d’aide publique au monde, et ne cesse de renforcer son engagement au service du développement, de la paix, de la lutte contre les atteintes à la liberté. De ce point de vue, a indiqué M. Holleville, le cas du Mali est assez exemplaire, à la fois par l’implication historique forte des Européens, mais aussi à travers une évolution politique des actions conduites par l’Europe.
Selon Alain Holleville, la relation de l’UE avec le Mali est ancienne, profonde, substantielle, mais aussi en évolution constante dans le sens à la fois d’un élargissement et d’un renforcement. Pour lui, si cet engagement s’est consolidé au fil des années dans les domaines traditionnels du développement et aussi de l’action humanitaire, il a également évolué dans le sens d’un élargissement de son champ d’intervention à travers la présence politique européenne (suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, observations électorales).
Et l’ambassadeur de l’UE d’ajouter qu’il y a aussi la montée en puissance du rôle des missions de formation et de conseil dans le domaine de la défense et de la sécurité (EUTM et EUCAP). Dans le cadre de sa stratégie Sahel «Sécurité et Développement», Alain Holleville a rappelé le soutien de l’UE au G5 Sahel. Par ailleurs, M. Holleville n’a pas manqué de souhaiter plein succès au nouveau gouvernement malien, face aux nombreux défis qu’il a à relever, en particulier pour bien tisser le lien social, l’unité nationale, ajoutant que pour lequel les acteurs européens (les Etats membres et les institutions), sont et seront des partenaires à la fois actifs, loyaux, attentifs et fiables.
Pour le diplomate européen, la feuille de route du nouveau gouvernement, qui a commencé a être déclinée à l’occasion du premier Conseil des ministre, est très attendue avec des actions de court terme sur le plan social, en matière de sécurité et puis aussi l’inscription dans une vraie vision des réformes institutionnelles devant en particulier contribuer à la confiance, les besoins en matière de sécurité, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.
Pour sa part, le tout nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, de prime abord, affirmé son réel plaisir de souhaiter bonne fête aux Européens qui vivent au Mali, aux côtés des Maliens et qui œuvrent inlassablement dans le cadre de la solidarité internationale, à renforcer les liens avec le peuple malien.
Pour Tiébilé Dramé, ce que le Mali connait aujourd’hui, après les destructions causées par l’occupation, après la guerre, les Européens en savent quelque chose, pour avoir connu une situation similaire. «C’est pourquoi, nous sommes très sensibles à votre accompagnement, à ce que vous faites pour aider le Mali et les Maliens à se réconcilier et à se relever», a-t-il témoigné. Selon le ministre Dramé, dans un élan de patriotisme, les Maliens se sont retrouvés à travers un accord politique de gouvernance, qui pose les fondations du rassemblement national, de l’union nationale, les conditions d’un consensus pour organiser le dialogue politique national inclusif au cours duquel aucun sujet ne sera tabou. Mais aussi, a-t-il insisté, pour conduire dans le consensus, les indispensables réformes politiques et institutionnelles dont notre pays a besoin, pour se réconcilier, pour être stabilisé et pour conforter sa démocratie et la République.
L’occasion était bonne pour le patron de la diplomatie malienne de rappeler que le Mali a bénéficié de la solidarité du monde et continue d’en avoir besoin. «Dans quelques semaines, le renouvèlement du mandat de la MINUSMA sera en discussion aux Nations unies. Le Mali a besoin de la MINUSMA, le Mali est en guerre, une guerre qui lui a été imposée. Nous souhaitons donc que son mandat soit renouvelé, et que des indications très claires soient données quant à la participation de la MINUSMA à la lutte contre le terrorisme, notamment au centre du Mali, à la protection des populations civiles pour la stabilisation du Centre de notre pays. Nous avons besoin de vous également pour soutenir le G5-Sahel», a sollicité le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
A ce sujet, il a affirmé que ce mardi, des décisions importantes seront annoncées à Bruxelles, confiant que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du G5-Sahel rencontreront leurs homologues de l’Union européenne.

Aboubacar TRAORÉ

Source: L’ Essor- Mali

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