CELEBRATION DU 31 JUILLET, JOURNEE PANAFRICAINE DE LA FEMME La Fondation Femmes d’Afrique et Culture – Mémorial de Rufisque (FAC -MR) évalue la loi instituant l’accès des femmes aux fonctions nominatives et électives

La Fondation Femmes d’ Afrique et Culture – Mémorial de Rufisque (FAC -MR), à l’occasion de la Journée Panafricaine,  a organisé un atelier de réflexion, de plaidoyer sur la loi N° 2015-052 Instituant des Mesures pour Promouvoir le Genre dans l’Accès aux fonctions nominatives et électives,  samedi 27 juillet 2019 au centre Aoua Keita.

 

Sous le haut parrainage de Madame KEITA AMINATA MAIGA,  la Première Dame de la République et duministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Madame KEITA AOUA THIERO, présidente de  la Fondation Femmes d’ Afrique et Culture – Mémorial de Rufisque (FAC -MR), a salué la cordiale  bienvenue, aux panelistes et participants.

Elle a rappelé que la Fondation a été créée le 10 mars 1992 par les anciennes élèves qui ont été formées à l’Ecole Normale  Fédérale de Rufisque /Sénégal, (de 1938 à 1956). Elles étaient formatrices des générations des filles et garçons, avec comme objectifs principaux, latransmission intergénérationnelle, la pleine participation des femmes au développement de leur pays et  à activer  l’œuvre d’intégration africaine.

Ces pionnières  maliennes ont participé à toutes les instances ayant abouti à la création de l’Organisation Panafricaine desFemmes.

En effet, le 31 juillet 1962 à Dar Salam (Tanzanie), des femmes des pays africains indépendants se sont réunies pour créer la Conférence des femmes africaines, la première organisation de femmes d’Afrique, un an avant la création de l’OUA. Ce faisant, deux Rufisquoises, Mme SOW Aïssata COULIBALY et Mme  MAIGA ATTAHER Jeannette Haïdara faisaient partie de la délégation malienne. Pour elle, ces dernières étaient les pionnières. Elles ont fait la fierté en élevant le ton contre la balkanisation de notre continent, et malgré  la différence de langues et d’orientations politiques, ellesont décidé de se connaître, d’échanger  leurs expériences et de déployer tous les efforts possibles pour l’émancipation de la femme et la libération des pays africains encore sous domination coloniale.

De 1962 à 1968, le siège du Secrétariat Général de la Conférence des femmes africaines était au Mali et dirigé par une Guinéenne Jeannette Cissé, une Rufisquoise.

Le 31 juillet est une date mémorable qui faitsuite au congrès de 1947 de Dakar, a-t-elle rappelé. A cet égard justifie-t-elle, ‹‹ L’atelier de cette année, revêt une grande importance pour la Fondation ».

Nous avons applaudi le 18 décembre 2018, l’adoption de la loi n° 2015-052. Il est donc bien indiqué, que nous souhaitions, avec vous tous, faire le point sur son application, recenser les difficultés rencontrées et proposer des solutions pour l’application effective de cette loi dans toutes les instances électives et de nomination›› a-t-elle déclaré.

Elle dira, ensuite qu’elles doivent continuer à œuvrer pour la participation effective des femmes au développement socioéconomique et politique du Mali, gage d’une émergence de notre pays, de paix et de sécurité dans notre belle partie.

A sa suite, Dr DIAKITE, AISSATA KassaTRAORE, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a exprimé sa fierté de participer  aujourd’hui à cette journée mémorable pour la revalorisation de la femme à travers la FAC-MR, de nos braves soldats, c’est –à- dire les élèves Rufisquoises qui ont été la fierté du Mali et d’Afrique.Elle s’est dite impressionnée après avoir visité la salle de conférence de la fondation, en voyant étaler les photos.

Enfin, une projection de vidéos et de photos a été appréciée par les participants.

Les travaux de réflexionsont poursuivis par les panélistes sur le thème du jour, promouvoir la femme aux postes nominatives et électives.

Haou Traoré

Source: Notre Voie

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