Cabale fondée sur des dénigrements, médisances et contrevérités : Qui veut la tête du Général Salif Traoré ?

Le remaniement ministériel en vue est mis à profit par des esprits obtus pour se livrer à des manœuvres dont certaines, de bas étage, ne cherchent qu’à influencer le choix du président de la République, notamment en essayant de charger négativement des ministres, comme cet acharnement noté ces derniers temps sur le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Général Salif Traoré. Evaluer l’efficacité d’un membre du Gouvernement est un exercice de haute voltige, nécessitant la maîtrise d’une multitude de paramètres. Ce qui n’est pas le cas pour la plupart de ceux qui s’agitent contre X ou Y. Ils souhaitent tout simplement leur sortie du Gouvernement et leur remplacement par un de leurs mentors. Le président IBK tombera-t-il dans ce piège ? Qui veut la tête du Général Salif Traoré ?

Soutien indéfectible à nos forces de défense et de sécurité en ces temps de crise sécuritaire ! C’est le moins que l’on puisse faire pour rétablir la paix et la tranquillité au Mali. C’est pourquoi, nous saluons tous ces appels à l’union sacrée derrière nos forces de défense et de sécurité, qui souvent payent de leur vie pour garantir l’intégrité et la sécurité de notre territoire. Mais ce soutien passe par l’abstention de poser tout acte en mesure de saper le moral des troupes ou nuire à l’engagement des forces engagées dans un combat quotidien contre l’insécurité, sous toutes ses formes. Cela, le peuple malien l’a compris, bien compris, au point de ne ménager aucun effort pour faire corps derrière son armée et ses services de sécurité.

Mais toute règle ne se comprend mieux que par rapport à ses exceptions. Raison pour laquelle, il n’est donc pas étonnant de voir des gens, certainement mus par des intérêts autres que patriotiques, se lancer dans une campagne de dénigrement du Général Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la protection civile. Jouant au plus malin, les auteurs de cette cabale se concentrent sur un seul sujet, qu’ils pensent suffisamment sensible pour influencer le président IBK dans son choix des ministres du prochain gouvernement. En effet, on voit par-ci par-là des post sur les réseaux sociaux et des vidéos qui circulent pour évoquer une autorisation qu’il aurait donné pour que de la drogue soit produite au Mali.

Nous savons que cette affaire, présentée ainsi, peut affoler. Mais nous précisons que non, il n’y a jamais eu de production de drogue au Mali à partir d’une quelconque autorisation. Tous ceux qui soutiennent le contraire sont passés à côté de la vérité, puisque personne au Mali ne connaît ce dossier mieux que nous, pour l’avoir évoqué dans les colonnes de ce journal. Un scoop signé Aujourd’hui-Mali et qui est actuellement un dossier clos puisque l’autorisation accordée, avec des conditions précises pour produire du chanvre industriel à des fins médicales, comme le prévoit la loi au Mali et la Convention de Genève sur les stupéfiants, a été finalement retirée, puisque la société bénéficiaire ne voulait se conformer au cahier des charges, alors qu’elle était surveillée de très près par les services compétents du ministère de la Sécurité et de la protection civile qui ne lui ont même pas laissé le temps de procéder à une quelconque exploitation. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, dans le cas d’espèce, la loi parle de canabiculture encadrée en mesure d’avoir des retombées économiques pour le pays, notamment par la production de médicaments, comme cela se fait ailleurs avec une multitude de produits pharmaceutiques importés au Mali et consommés par les patients sur prescription médicale.On retrouve la plupart de ces médicaments dans la catégorie des antidouleurs et antidépresseurs vendus dans nos pharmacies. Combien de Maliens se soignent-ils avec des médicaments à base de substances tirées du cannabis, de l’opium ou de la cocaïne !

Autorisation signée conformément à la loi 01-078 du 18 juillet 2001

Sur la base d’un rapport des services techniques du Ministère de la Sécurité et de la protection civile, le patron dudit Département a signé une autorisation, conformément à la loi N°01-078 du 18 juillet 2001 portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs, notamment en son article 12 qui stipule que  » …la culture, la production, la fabrication, le commerce et la distribution de gros et de détail, le commerce international, l’emploi des plantes, substances et préparations…sont interdits à toute personne qui n’est pas titulaire d’une autorisation expresse ainsi que dans tout établissement et tout local qui n’est pas muni d’une autorisation expresse ». Et l’article 13 de préciser : « L’autorisation de se livrer aux opérations visées à l’article 12 cidessus est délivrée par le ministre chargé du contrôle des stupéfiants et des substances psychotropes. Elle ne peut être délivrée que si l’utilisation des substances en cause est limitée à des fins médicales.

Elle ne peut être octroyée qu’à un pharmacien ou à une personne morale à la gestion ou à la direction générale de laquelle participe un pharmacien… ». En délivrant une autorisation depuis le 28 février 2017, après étude du projet qui non seulement devait être bénéfique au Mali au plan médical, mais aussi au plan socioéconomique avec la création d’emplois et de valeur ajoutée, le Ministère de la Sécurité a agi sur la base du respect strict de la loi. Mais ces derniers temps, on présente cette affaire comme si ce ministère avait violé la loi en délivrant cette autorisation qui est d’ailleurs rapportée depuis plusieurs mois, suite à un constat de l’incapacité du titulaire de l’autorisation de démarrer correctement le projet, conformément au cahier des charges signé par les services techniques du Ministère de la Sécurité et celui de la Santé, plus précisément par le directeur national de la Pharmacie et des Médicaments. Combien, parmi tous ceux qui s’agitent autour de ce dossier, connaissaient-ils ces dispositions légales votées par l’Assemblée nationale en 2001 donc depuis le temps du président Alpha Oumar Konaré ? Pour mener un débat, il faut avoir les arguments nécessaires. C’est le minimum !

Retenons que la loi N°01-078 du 18 juillet 2001, en son article 15, verrouille le processus très encadré, même après la délivrance de l’autorisation : « L’autorisation indique les substances et préparations concernées par l’activité autorisée. Les quantités sur lesquelles l’activité pourra porter, le genre de comptabilité qui devra être tenue ainsi que toutes les autres conditions que le bénéficiaire devra remplir et l’obligation qu’il devra respecter. Elle s’étend à toutes les opérations directement liées à l’activité autorisée ». Dispositions à la fois claires, précises et limpides.

C’est sur la base de ces prescriptions légales que le cahier des charges fut établi et signé entre la société autorisée (African Seedssarl) d’une part, et les services techniques du ministère de la Sécurité et de la Direction nationale de la Pharmacie et du Médicament, d’autre part. Le non-respect du cahier des charges, constaté grâce à la vigilance des services compétents du Ministère de la Sécurité et de la protection civile, ont conduit au retrait de ladite autorisation, par la Décision N° 2020-0231 MSPC-SG du 25 février 2020. Pourquoi c’est maintenant seulement que des voix s’élèvent pour dire n’importe quoi sur ce dossier clos ? Ils ignorent tout de son contenu, sinon ils auraient su que c’est une affaire classée pour ne plus s’égosiller inutilement. Ou du moins, y trouvent-ils de l’utilité, en essayant d’influencer le choix du président de la République, à l’orée de la mise en place d’un nouveau gouvernement ! La Sécurité du pays est une affaire trop sérieuse pour ne pas souffrir de querelles d’ambitions et de luttes d’intérêts. Et ça, le président de la République le sait mieux que quiconque pour ne pas succomber à l’appel des sirènes de la déstabilisation de son régime, parce que le Général Salif Traoré les gêne par sa loyauté envers le chef de l’Etat et au-delà, envers la Nation.  C’est donc une tentative de fragilisation du régime du président IBK qui est en train d’être mise en œuvre en s’attaquant ainsi, de façon méchante et délibérée au Général Salif Traoré.

Qui est derrière cette e cette e cette e cette e cette cabale bien orchestrée?

Mais la question qui se pose : qui est derrière cette cabale bien orchestrée ? Puisque c’est de cela qu’il s’agit : une simple cabale pour pousser le président de la République à se défaire d’un précieux bouclier. En effet, si la posture de fidélité au président IBK et la stature d’officier supérieur loyal qu’arborent le Général Salif Traoré ne gênaient pas les cagoulards qui s’en prennent à lui, il n’y aurait pas tout ce ramdam insensé autour d’une affaire close car l’autorisation, délivrée légalement, a été rapportée et il n’y a eu jamais de production de chanvre indien sur la base de ladite autorisation. Affaire classée !

  La Rédaction

Source: Aujourdhui-Mali

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