ADEMA-PASJ : Les législatives en ligne de mire

Au cours de sa dernière conférence nationale, le parti de l’abeille n’a pas fait mystère de son ambition de reprendre sa place de leader sur l’échiquier politique malien au sortir des prochaines législatives.

L’Alliance pour la démocratie au Mali, Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) a tenu, le samedi 28 décembre 2019, sa 17ème Conférence nationale ordinaire. Ce fut l’occasion pour le parti de faire le point des activités menées depuis la 16ème conférence nationale et de se projeter dans le futur, dans la perspective notamment des futures échéances électorales. L’Adema-Pasj, par la voix de son président, a en effet annoncé son ambition de redevenir la première force politique du Mali au sortir des prochaines législatives. Lesquelles devraient se tenir avant mai 2020, comme indiqué dans les conclusions du dialogue national inclusif tenu en décembre 2019.

A l’ouverture des travaux, à l’hôtel Maeva, Pr. Tiémoko Sangaré avait réservé une large part de son discours audit dialogue national inclusif qui a produit quatre conclusions majeures, dont  la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel. Selon lui, ces deux points interpellent l’Adema à un double titre. D’abord en tant qu’acteur majeur du dialogue national inclusif. Ensuite, en tant que parti qui entend assurer son retour au devant de la scène politique au sortir des élections législatives. C’est pourquoi il a appelé ses camarades à tourner la page des « querelles intestines » et à resserrer les rangs. Le président du Pasj a par ailleurs estimé que l’opposition, en choisissant de boycotter le dialogue national inclusif, a raté une belle occasion de s’exprimer sur les grands maux qui assaillent le Mali. Partant, il a lancé un appel aux leaders de l’opposition à venir occuper leur place dans la mise en œuvre des conclusions du DNI. Car, dit-il, au-delà des clivages, il s’agit de l’avenir du Mali.

Auparavant, Tiémoko Sangaré avait souligné que l’Adema reste attaché à ses engagements politiques dans le respect strict des idéaux qui sont les siens. «Qu’il s’agisse du soutien au président de la République dont il a contribué à la réélection, de l’Accord politique de gouvernance dont il est signataire, des recommandations et résolutions du Dialogue national inclusif (DNI) dont il a été partie prenante», a-t-il développé.

Aux termes des travaux, la conférence a notamment invité le Comité exécutif à participer pleinement à la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif et demandé à la communauté internationale l’intensification de la lutte contre le terrorisme. En outre, les participants ont adressé une motion de soutien au président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.

BS

 

Le Prétoire

Suivez-nous sur Facebook sur