Entrepreneuriat et femmes au foyer : comment le

Appelées à se marier tôt, elles sont nombreuses ces femmes de foyer qui ne travaillent pas.  Souvent trop jeunes et chargées avec les tâches ménagères, elles restent pour la plupart à la maison pour s’occuper de leurs enfants et du foyer.

Elles sont de plus en plus nombreuses à poursuivre leurs études ou à exercer leur profession afin de s’assumer. Mais comment arrivent-elles à juguler les deux? Immixtion dans l’univers de ces Dames qui bravent cette situation.

Mme Awa Kéita, âgée de 22 ans et mère de deux enfants, détentrice d’une Licence en informatique, confie qu’elle ne travaille pas. Une situation qu’elle regrette. « Je n’ai pas voulu cette situation mais je n’y peux rien car les tâches ménagères m’incombaient ». Aujourd’hui elle se dit prête pour la recherche d’un emploi mais en attendant, elle veut se lancer dans le commerce de jus.

« Certaines d’entre nous ressentent de l’angoisse à affronter un univers perdu de vue depuis un bon moment, celui du travail. Selon l’âge, le milieu, le niveau de qualification et l’expérience professionnelle, l’image de soi peut même être sérieusement un problème». Affirme Mme Sow Aissata, titulaire d’une maîtrise en droit.  Malgré les difficultés, elle est tenancière d’un kiosque d’Orange money qui lui permet de gagner sa vie. Un travail dont l’exercice n’a pas été facile car sa belle-famille jugeait le insignifiant.

En plus de soutenir que ce boulot ne donnait pas une bonne image d’une femme mariée qui passe toute la journée au dehors dans un kiosque. « J’ai dû arrêtée mais aujourd’hui, j’ai vraiment une folle envie de faire quelque chose pour m’occuper. Vu que la recherche d’un emploi n’est pas facile, si les autorités pouvaient songer à nous, en initiant un programme de réinsertion afin que nous puissions travailler pour contribuer aux dépenses de familles » soutiendra Mme Sow.

Inna Gakou, sociologue, explique que la recherche  d’un après une longue interruption suscite de la peur. Et c’est bien normal.  Autrement dit, on se sent en quelques sortes perdues.  Face à ces craintes, elle conseille aux femmes de prendre conscience que les compétences, qu’elles possèdent, ne sont pas forcément obsolètes. Grâce à l’expérience acquise à la maison, auprès des enfants et de la famille, elles peuvent s’en sortir en intégrant les Associations afin de contribuer au développement du pays.

Pour réussir un retour dans le monde du travail, M. Sidibé entrepreneur, conseille d’aller à la découverte des différents secteurs d’activités, des types de mission. Tout cela ouvre une vague d’opportunités, parfois méconnues mais bénéfiques. Il leur conseille également de laisser des stéréotypées et de nourrir la conviction qu’elles sont capables. Car, Il existe une multitude de jobs à exercer. Il faut saisir toutes les opportunités avec soin. Et surtout que les hommes (époux) contribuent et sachent qu’une femme épanouie est égale à un foyer réussi et durable.

Fatoumata Koita

Source: Bamakonews

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