Que veut la France?

Le Mali vient, une fois de plus, dans les entrailles de Paris, se faire défendre par la France d’Emmanuel Macron. Ce n’est pas paradoxal, c’est même rassurant lorsque le locataire de l’Elysée rappelle que Kidal, cette ville dont la France avait refusé l’accès aux valeureux soldats maliens, est une partie du Mali. Qui voulait-il édifier ? Kidal, ce n’est rien d’autre qu’un groupe de compatriotes, bandits et criminels pour la plupart des maliens, qui revendiquent une meilleure gestion dans tout.

 

Macron est-il au courant que les maliens ont fondé beaucoup d’espoir sur Serval en 2012 ? D’autres  continuent, malgré tout, à croire à la bonne foi d’une France qui ne réussit pas à limiter les dégâts. Les questions sont légitimes et les réponses ne sont pas convaincantes avec cette vaste opération Barkhane. La dimension de l’horreur contre les forces maliennes et les populations civiles est historique.

Comment se fait-il qu’Emmanuel Macron, malgré les longues oreilles et les gros yeux de sa puissante technologie militaire, n’arrive pas à enrayer ces attaques systématiques de nos camps et de nos positions. S’il est vrai que les satellites et les radars français ne détectent rien de tout cela, Ibrahim Boubacar Keita devrait donc, par un petit décret, montrer le chemin qui ramène à l’Hexagone.

Emmanuel ne sait-il pas que le peuple du Mali, déçu de ses « dirigeants dirigés » est prêt à exploser ? Même le chef de l’Etat malien semble fatigué de ces Honneurs d’Etat sans retombées conséquentes. Aucun Président n’aimerait voir ses soldats tomber comme des mouches. Mais au Mali, juste après que Bamako ait fait un clin d’œil à Moscou, la violence est revenue de façon plus cruelle.

ABC

Figaro du Mali

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