Nouveau statut juridique des régions du nord du Mali : Le mode opératoire des “démocrates” maliens, en complicité avec des banquiers et industriels français

Contraint de faire une guerre imposée, le Mali est embourbé dans un grand complot. Comment les “démocrates” maliens, en complicité avec des banquiers et des dirigeants des grands groupes industriels français, ont-ils procédé afin que les trois régions du Nord Mali puissent bénéficier d’un nouveau statut juridique ?

 

1- Les accords de Tamanrasset du 6 janvier 1991 ont favorisé la démilitarisation des trois régions du Nord, à savoir 797 000 km2 de la superficie du territoire national. En plus de la base militaire stratégique de Tessalit, cet espace est considéré comme un important réservoir de matières premières, indispensables pour le fonctionnement des centrales énergétiques et des industries manufacturières occidentales.

2- Les Accords d’Alger du 4 juillet 2006 ont favorisé l’occupation de ces trois régions par les groupes armés terroristes narcotrafiquants et l’installation par les décideurs politiques et militaires français des mercenaires indépendantistes touaregs d’origine malienne lourdement armés, rentrés de la Libye après la chute du régime du Colonel Kadhafi. La présence de ces “forces du Mal” dans “Azawad” est à l’origine du déclenchement de l’intervention militaire stratégique française dénommée “opération serval”.

3- Les accords d’Alger du 15 mai et 20 juin 2015 préconisent l’installation et les conditions légales du maintien dans la durée des grands groupes industriels occidentaux dans les trois régions du Nord en vue d’exploiter la base militaire stratégique de Tessalit et les ressources minières et énergétiques déjà répertoriées dans le projet OCRS, sous la protection des forces militaires étrangères.

Alors, ne soyez pas surpris demain par le fait que la constitution du 25 février 92 soit révisée par les mêmes “démocrates” après la clôture du fameux dialogue politique inclusif. De la chute de Modibo Keïta en novembre 1968 à nos jours, les banquiers et les industriels français ne font que travailler sur la mise en exécution du projet OCRS (Loi N° 57-27 du 10 janvier 1957). Quand on n’a pas un agenda pour le développement de son pays, on est obligé d’exécuter l’agenda des autres. Comme le dit l’une des fables de la Fontaine : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Sambou Sissoko

Le Démocrate

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