Mali : Polémique autour de la Minusma à Kidal

(Agence de presse panafricaine) -Lors du 4e congrès du mouvement indépendantiste MNLA, le chef du bureau de la mission de l’ONU à Kidal a qualifié le représentant de l’Etat de «délégation venue du Mali», ce qui sous-entend que Kidal n’est pas une localité malienne. Vive émoi et condamnations au sein de la classe politique et des institutions se multiplient depuis lors.

«Ce sont des propos qui portent une atteinte grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Mali», souligne le communiqué de l’Assemblée nationale. Au sein de la classe politique malienne, on condamne également les propos du diplomate onusien qui pourrait laisser penser que Kidal n’est pas une ville malienne. De même, le FSD, un regroupement de partis politiques, estime que le chef du bureau de la mission de l’ONU à Kidal a outrepassé largement sa mission de facilitateur dans la crise malienne. La Cour constitutionnelle a également donné de la voix, dans un communiqué lu à la télévision nationale. «Elle s’associe pleinement avec la représentation nationale pour condamner avec la dernière vigueur ces propos séditieux. La Cour constitutionnelle du Mali invite le gouvernement du Mali à en tirer toutes les conséquences de droit.»

Apaisement

Pour apaiser la situation cependant, le représentant de la Minusma au Mali Monsieur Mahamat Saleh Annadif a multiplié les contacts – il s’est notamment rendu au ministère malien des Affaires étrangères – et publié un communiqué dans lequel il rappelle que l’ONU respecte bien l’unité du Mali et son intégrité. Dans le même temps pourtant on assiste aux bases d’une réflexion sur une stratégie commune des mouvements touaregs dans le Nord du pays renforçant ainsi les velléités de perpétuation de la crise au Mali et conséquemment à Kidal, où l’Azawad semble désormais réfuter l’accord de paix d’Alger dont il est signataire en s’acivant plutôt pour une coalition plus vaste, la CMA, la Coalition des mouvements de l’Azawad. Dans les conclusions de son congrès terminé du 03 décembre dernier, le MNLA appelle plutôt à une « fusion de tous les mouvements de la CMA».

Par Hermine Yeye App

agencedepressepanafricaine

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